Une nouvelle journée de mobilisation est prévue samedi pour les gilets jaunes, syndicats, lycéens et étudiants, sous haute sécurité avec 70.000 policiers mobilisés
Le ministre de l'Intérieur a annoncé un dispositif policier massif après les violences du week-end précédent, où près de 3.000 commerces ont été vandalisés
Emmanuel Macron, rentré d'une tournée dans le Golfe, a de son côté convoqué à l'Élysée "l'ensemble des services de renseignement", accusés d'avoir mal anticipé la mobilisation, et doit s'exprimer en marge de cette réunion à la mi-journée.
Sébastien Lecornu recevra lui en début d'après-midi les partis à Matignon, en présence de Laurent Nuñez (Intérieur), Gérald Darmanin (Justice), des responsables des services de renseignement et des forces de l'ordre.
Le président Emmanuel Macron a reconnu des "défaillances" dans la gestion des protestations. Les groupes politiques de l'Assemblée nationale se sont accordés sur une commission d'enquête sur les violences mais aussi sur le dispositif de maintien de l'ordre déployé.
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait proposé sa démission dimanche et fait son mea culpa le lendemain, en reconnaissant une "perte de contrôle" dans certaines villes, démission qu'Emmanuel Macron avait refusée.
Les violences se sont poursuivies dimanche, dans des proportions moindres, avec quelque 350 interpellations, et durant la nuit à Paris. Une trentaine de commerces ont été pillés, d'après son maire Emmanuel Grégoire.
Lundi, l'accès au Louvre était bloqué par des étudiants mobilisés pour exprimer leur "soutien" au mouvement des lycéens et dénoncer "la répression policière", a appris l'AFP auprès de la direction et de deux syndicats.