Il n’est jamais trop tôt pour planifier le prochain cycle lorsqu’il est question de l’élection présidentielle et des élections législatives aux États-Unis, quels que soient les résultats récents. Le parti gagnant commence immédiatement à mettre en avant ses points forts afin d’obtenir une plus grande majorité au cours des deux prochaines années. Le parti rival, quant à lui, entame une phase d’analyse pour tenter de comprendre pourquoi il a perdu et de trouver des moyens de remporter la majorité à la Chambre des représentants et/ou au Sénat.
C’est exactement ce que fait le parti républicain depuis que l’ancien président, Donald Trump, a perdu face à Joe Biden en novembre 2020.
Les sondages les plus récents menés par NBC News, CBS News, Morning Consult, Harris et Suffolk University montrent que la cote de popularité du président Biden a atteint son niveau le plus bas depuis sa prise de fonction en janvier avec 47 % d’opinions favorables. Cette baisse est en partie due au retrait chaotique des troupes d’Afghanistan et au décès de soldats américains et de citoyens afghans lors de l’attaque terroriste à l’aéroport international Hamid-Karzaï la semaine dernière.
Les électeurs démocrates, républicains et indépendants soutiennent, en majorité, l’idée du retour des troupes mais les Américains ne supportent pas de perdre. Le chaos dont ils sont témoins tous les jours devant leurs télévisions ou sur les réseaux sociaux ne montre rien d’autre qu’une défaite.
Même si la politique étrangère n’a pas joué un rôle de premier plan au cours des deux dernières élections présidentielles, elle semble être l’un des deux principaux facteurs – en plus de la Covid-19 – qui détermineront les résultats des élections de mi-mandat en 2022. La faible cote de popularité de Joe Biden met en danger la majorité démocrate à la Chambre des représentants.
La crise humanitaire qui touche le peuple afghan s’aggrave. Les personnes qui ont aidé les troupes des États-Unis et de l’Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan) sont prises au piège des talibans qui contrôlent le territoire. Elles n’ont aucun espoir de sortir du pays avant la date butoir du 31 août. Leur sort est désormais entre les mains de militants radicaux.
Les talibans ont annoncé qu’ils ne permettront pas aux citoyens afghans de quitter le pays après le 31 août et l’administration Biden n’a donné à ces derniers aucune garantie qu’ils pourront partir ou vivre en sécurité sous le règne des talibans.

