Le 4 février 2022, la flamme olympique devrait de nouveau s’allumer dans le «Nid d’oiseau», le fameux stade de Pékin qui accueillit, le 8 août 2008, les 29e Jeux olympiques (JO) d’été. Mais, cette fois, ce serait pour les 24e Jeux olympiques d’hiver qu’elle brillerait. Pour la première tenue des Jeux, Pékin avait attentivement choisi la date du 8 août – août étant le huitième mois – parce qu’elle était hautement symbolique: le chiffre 8 (八, prononcé ba) ressemble phonétiquement au son fa (发), qui signifie «riche».
Malheureusement, les Chinois ne sont pas les seuls à être sensibles au symbolisme des dates: le 4 février dernier, au moment où la famille olympique célébrait le «One Year To Go», sept sénateurs américains introduisirent un projet de résolution pour demander au Comité international olympique (CIO) de retirer l’organisation des Jeux d’hiver 2022 à la Chine, sur la base de «violations flagrantes des droits de l’homme». Ces sénateurs rejoignaient ainsi plusieurs associations qui appellent au boycott des Jeux de Pékin de 2022 et mettent la pression sur le CIO. Ambush marketing, écrivions-nous il y a peu dans ces mêmes colonnes

