Ces femmes saoudiennes managers qui ont vécu l’avant et l’après…

Les multiples réformes qui ont mis fin à des interdictions empêchant les femmes d’accéder à des postes à responsabilité en Arabie saoudite se sont accélérées à partir de 2016-2017. Photo fournie.
Les multiples réformes qui ont mis fin à des interdictions empêchant les femmes d’accéder à des postes à responsabilité en Arabie saoudite se sont accélérées à partir de 2016-2017. Photo fournie.
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Ces femmes saoudiennes managers qui ont vécu l’avant et l’après…

Ces femmes saoudiennes managers qui ont vécu l’avant et l’après…
  • Les multiples réformes qui ont mis fin à des interdictions empêchant les femmes d’accéder à des postes à responsabilité en Arabie saoudite se sont accélérées à partir de 2016-2017
  • Sara al Saleem est le symbole d’une génération qui a su se préparer, aidée par une famille qui a fait le choix de la laisser se responsabiliser, afin qu’elle soit prête à saisir les opportunités quand elles se présenteraient

On parle en Arabie saoudite du décollage de l’emploi féminin, de l’accès à la société par le travail ou l’entrepreneuriat, et l’on fait remonter cette tendance à 2016, ce qui est corroboré par les statistiques de la Banque mondiale, qui montrent un pic historique de l’emploi féminin à cette période-là.

Une telle évolution s’explique par les multiples réformes qui ont mis fin à des interdictions et à de multiples barrières qui empêchaient les femmes d’accéder à des postes à responsabilité en Arabie saoudite. Elles se sont accélérées à partir de 2016-2017, mais la société a su les anticiper. Des ouvertures plus timides dans les années 2000 laissaient déjà entrevoir la situation telle qu’elle est aujourd’hui.

Si en 2021, tout le monde s’accorde à dire que ces barrières sont levées en grande partie, il est intéressant d’observer que beaucoup de femmes saoudiennes qui ont entre 35 et 45 ans ont grandi et étudié dans une société beaucoup plus fermée. Nous avons rencontré Sara al Saleem qui, à 36 ans, est directrice des ressources humaines du groupe Al Kifah, holding familiale qui compte 8 000 salariés. Elle ressemble à beaucoup de ces femmes saoudiennes qui ont basculé d’une Arabie à l’autre, et qui participent, sans en avoir vraiment conscience, au changement de regard sur leur pays.