Contrer les ambitions nucléaires de l'Iran requiert un plan B

Contrer les ambitions nucléaires de l'Iran requiert un plan B
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Contrer les ambitions nucléaires de l'Iran requiert un plan B

Contrer les ambitions nucléaires de l'Iran requiert un plan B
  • L'Union européenne a préféré s'abstenir de recourir à des mesures pertinentes à l'encontre d’un régime qui a élu à la tête du pays un homme accusé de meurtre de masse: Ebrahim Raïssi
  • Il incombe aux États-Unis et à l'Union européenne de faire part aux dirigeants iraniens de leur plan B et de se montrer résolus à le mettre en œuvre si Téhéran refuse de revenir à l'accord

Lorsqu'il est question de contrer la menace du programme nucléaire iranien, l'administration Biden, comme l'Union européenne (UE), semble placer son poids politique dans la relance du Plan d'action global conjoint (PAGC), connu sous le nom d'«accord sur le nucléaire iranien».

L'Union européenne et les États-Unis s'efforcent toujours de relancer l'accord nucléaire de 2015 malgré les dernières provocations nucléaires du régime iranien, comme l'augmentation de sa production d'uranium métal, qui n'a aucun but civil, ou les agressions dont il s’est rendu coupable aux niveaux régional et international; on se souvient notamment de ses attaques contre des navires internationaux et de sa tentative d'enlèvement d'un citoyen américain aux États-Unis.

L'Union européenne a préféré s'abstenir de recourir à des mesures pertinentes à l'encontre d’un régime qui a élu à la tête du pays un homme accusé de meurtre de masse: Ebrahim Raïssi. Durant le mois en cours, elle a plutôt fait part de son optimisme au sujet de la relance de l'accord sur le nucléaire. 

Un haut fonctionnaire de l'Union européenne a ainsi déclaré: «Le scénario le plus probable reste, selon nous, la conclusion d'un accord. Je ne suis pas en mesure d'affirmer quand ni [dans] quelles conditions. [Les dirigeants iraniens] rejoindront l'accord une fois qu’ils auront finalisé la mise en place de leur nouvelle administration. À mon avis, on peut espérer un retour à l'accord au début du mois de septembre.»

Cependant, l'erreur de taille commise par l'Union européenne et par l'administration Biden est de considérer que le retour à l'accord de 2015 constitue le seul moyen pour contrer la menace posée par le programme nucléaire iranien.

Pour commencer, les autorités iraniennes estiment que la volonté que manifestent les dirigeants européens et américains de relancer l'accord nucléaire à n'importe quel prix révèle un certain désespoir et une certaine faiblesse de leur part. Cela incite la République islamique à abuser de la situation en développant son programme nucléaire, en violant le droit international et en proférant des menaces. De leur côté, les pays occidentaux se contentent de présenter l'accord sur le nucléaire de 2015 comme le seul moyen d’empêcher le régime iranien de devenir un État nucléaire comme l’est la Corée du Nord.