Iran: la bombe et l’accord

Iran: la bombe et l’accord
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Iran: la bombe et l’accord

Iran: la bombe et l’accord
  • Jour après jour, on constate que l’Iran relance de plus belle son projet originel: rejoindre le club très fermé des puissances nucléaires
  • Il est évident que le régime iranien ne cesse de multiplier les provocations envers les forces américaine basées en Irak

Jour après jour, on constate que l’Iran relance de plus belle son projet originel: rejoindre le club très fermé des puissances nucléaires, en se dépêchant de se doter de l’arme ultime de destruction massive malgré les affirmations répétées de ses dirigeants, selon lesquels le pays ne vise en aucun cas à développer l’arme nucléaire. Cette dernière serait, selon la rhétorique en vigueur, interdite par une «fatwa» du Guide suprême, Ali Khamenei, qui n’inscrirait le programme nucléaire qu’à des fins strictement civiles.

Pour beaucoup d’observateurs avisés, l’Iran serait sur le point de se lancer dans une course contre la montre afin de développer les capacités technologiques nécessaires à la fabrication de l’arme nucléaire. Le fait est que les pourparlers de Vienne, qui ont pour objectif de relancer l’accord sur la limitation des ambitions nucléaires de l’Iran, s’enlisent après six rounds.

L’accord de Vienne sur le nucléaire iranien – Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA) ou «Plan d’action global commun» (PAGC) – a été signé en 2015 et les États-Unis de Donald Trump s’en étaient retirés en 2018 avant de rétablir des sanctions sévères contre le régime de Téhéran. Il ne tient actuellement qu’à un fil et risque fort de ne plus voir le jour. Il apparaît également que le septième round des pourparlers de Vienne tarde à reprendre car les parties prenantes n’arrivent plus, depuis l’élection présidentielle iranienne du 18 juin dernier, à se mettre d’accord sur la ligne à suivre. En amorçant une reprise du processus d’enrichissement d’uranium bien supérieur au seuil autorisé par l’accord de 2015 (JCPOA/PAGC), allant jusqu’à 20%, voire plus de 60% dans certains cas, Téhéran ne fait qu’envenimer la situation.