La COP27 doit être une affaire d'Afrique et d'action

L'Afrique dispose de 60% des meilleures ressources solaires du monde, mais seulement 1% de la capacité photovoltaïque solaire est installée. (AFP)
L'Afrique dispose de 60% des meilleures ressources solaires du monde, mais seulement 1% de la capacité photovoltaïque solaire est installée. (AFP)
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La COP27 doit être une affaire d'Afrique et d'action

La COP27 doit être une affaire d'Afrique et d'action
  • Il faut que les pays développés et en développement entreprennent les réformes nécessaires pour que les investissements aillent vers des projets énergétiques solides et durables
  • L'Afrique dispose de 60% des meilleures ressources solaires du monde, mais seulement 1% de la capacité photovoltaïque solaire est installée

Après la Conférence des nations unies sur le changement climatique qui s'est tenue à Glasgow en novembre dernier, connue sous le nom de «COP26», l'Égypte a pris le relais du Royaume-Uni et l'on espère maintenant que la COP27, déjà présentée comme «la première COP pour l'Afrique», sera également une «COP pour l'action». Je pense que ces deux concepts – fournir une action climatique pragmatique et placer l'Afrique au cœur du débat mondial sur le climat – sont inextricablement liés.
D'ici à 2050, un quart de la population mondiale sera africaine; ses besoins en énergie et en développement augmentent plus rapidement que partout ailleurs dans le monde. Il est de plus en plus évident que traiter l'Afrique et le monde en développement comme de véritables partenaires est une condition préalable à la concrétisation d'une action efficace contre le changement climatique.
D'après mon expérience, les dirigeants des pays en développement sont aussi déterminés à lutter contre le changement climatique que n'importe quel dirigeant du monde développé. Mais ils sont également confrontés à des tâches domestiques urgentes telles que l'industrialisation de leurs économies, la transformation de leurs secteurs agricoles pour nourrir des populations en croissance rapide et la création d'emplois pour leurs jeunes.
Ils veulent poursuivre ces objectifs d'une manière qui soit compatible avec la volonté du monde de s'unir pour stopper le changement climatique. Mais on ne peut attendre d'eux qu'ils le fassent au détriment de leur propre développement économique. En outre, la mesure dans laquelle ils peuvent décarboniser ou «s’affranchir» des besoins en combustibles fossiles sera déterminée à la fois par les décisions qu'ils prendront au niveau national et par le soutien – financier, technologique et sur le plan de l’ouverture des marchés mondiaux – qu'ils recevront des pays développés.