La crise financière accroît le trafic de drogue en lien avec l’Iran

La crise financière accroît le trafic de drogue en lien avec l’Iran
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La crise financière accroît le trafic de drogue en lien avec l’Iran

La crise financière accroît le trafic de drogue en lien avec l’Iran
  • L’Iran et ses meilleurs alliés, le régime syrien et le Hezbollah, semblent intensifier leurs activités de trafic de drogue, qui s’étendent sur plusieurs continents
  • Les revenus générés par le trafic de drogue pourraient constituer un élan significatif pour le Hezbollah, le régime syrien et l’Iran

Ghassan Diab, de nationalité libanaise, a été extradé de Chypre vers les États-Unis afin de faire face aux accusations liées au blanchiment d’argent provenant de la drogue pour le compte du Hezbollah, groupe militant libanais. Selon le Département de justice des États-Unis, Diab est accusé d’avoir « conspiré pour s’engager, et s’est en effet engagé, dans le blanchiment des produits provenant de la drogue à travers l’échange de pesos sur le marché noir en appui au réseau mondial de soutien criminel du Hezbollah ».

Par ailleurs, le mois dernier, les autorités italiennes ont annoncé la saisie de 15,4 tonnes de comprimés de Captagon contrefaits produits en Syrie — pays qui serait le plus grand producteur et exportateur de cette drogue. Les comprimés de Captagon contrefaits totalisaient un montant estimé à 1,1 milliard de dollars. Le Captagon est interdit dans de nombreux pays du fait de sa nature addictive. Les comprimés saisis étaient tellement bien cachés que les scanners des aéroports ne les ont pas détectés, d’après le commandant de la police financière de Naples. C’était l’interception d’appels téléphoniques effectués par des criminels locaux qui a permis la police de trouver les drogues.

Les autorités grecques ont également saisi l’année dernière une énorme quantité de comprimés de Captagon qui valaient plus d’un demi-milliard de dollars, provenant aussi de Syrie. L’unité grecque des crimes financiers a indiqué dans un communiqué : « C’est la plus grande quantité jamais saisie dans le monde, privant le crime organisé de produits qui auraient dépassé 660 millions de dollars ».

Il est difficile de croire que les autorités syriennes et leurs alliés, le Hezbollah et le régime iranien, ne sont pas conscientes de la production à grande échelle de cette drogue illégale. La Syrie pourrait être considérée comme une bonne option pour le Hezbollah et l’Iran pour produire ces comprimés car il n’y a presque pas de surveillance internationale dans le pays.