Le «leader du monde libre» doit passer à l'action et prouver qu'il mérite son titre

Le président américain Joe Biden. AFP/archives
Le président américain Joe Biden. AFP/archives
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Le «leader du monde libre» doit passer à l'action et prouver qu'il mérite son titre

Le «leader du monde libre» doit passer à l'action et prouver qu'il mérite son titre
  • Les exactions du régime iranien dans son pays comme en Irak, en Syrie, au Yémen et au Liban ne doivent pas passer inaperçus et rester impunis
  • Combien de personnes doivent encore perdre la vie pour inciter la communauté internationale à réagir?

Alors que les États-Unis discutent avec l'Irak de l'avenir de leur partenariat et de leur coopération dans la lutte mondiale contre le terrorisme, et tandis que Washington poursuit ses négociations avec l'Iran pour relancer le Plan d'action global conjoint (PAGC) de 2015, cette région agitée traverse une série d'événements importants.

Ce mois a été marqué par la visite en Irak de Hossein Taeb, chef des services de renseignement au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), à la tête d'une délégation. À défaut de rencontrer des représentants du gouvernement, ils se sont entretenus avec les chefs des factions armées pro-iraniennes. M. Taeb a clairement ordonné aux Irakiens de poursuivre leurs attaques contre les cibles américaines en Irak en attendant que les derniers soldats américains quittent le pays.

Pendant ce temps, ces factions continuent de massacrer les militants irakiens. À Bagdad , ainsi que dans d'autres provinces du sud de l'Irak, les manifestants parcourent les rues pour revendiquer la fin de l'impunité et condamner les organismes qui ont donné l'ordre d'enlever et de supprimer plus de soixante-dix militants et des centaines de personnes qui manifestaient pacifiquement depuis octobre 2019, date à laquelle le vent de la démocratie et de la lutte contre la corruption a soufflé sur l'Irak.

Malgré ces appels, la communauté internationale, dans sa grande majorité, a préféré fermer les yeux sur leurs souffrances.

En attendant, de l’autre côté de la frontière, et plus précisément dans la province du Khouzistan, dans le sud-ouest de l'Iran, des manifestations ont éclaté sur fond de grave pénurie d'eau. Les revendications relatives à l'eau ont rapidement fait place à des revendications d'ordre politique de plus grande ampleur; elles se sont étendues à plusieurs régions, dont la capitale, Téhéran.

La province du Khouzistan, riche en pétrole, abrite des minorités arabes iraniennes victimes d'oppression et de discrimination de la part du régime de Téhéran. Celui-ci n'a pas hésité à utiliser la violence contre les manifestants; dix personnes ont été tuées et plus de cent emprisonnées. Les responsables iraniens et les médias officiels font allusion à une «ingérence étrangère».

Le Guide suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, a en effet appelé son peuple à faire preuve de prudence. «L'ennemi utilisera n'importe quel moyen contre la révolution, la nation et les intérêts du peuple, nous devons donc veiller à ne lui fournir aucun prétexte», déclare-t-il.

Là encore, la communauté internationale n'a pas émis la moindre réponse sérieuse.