Les sanctions imposées par les États-Unis à la République islamique n'ont pas réussi à dissuader le régime de Téhéran de renforcer et d'enhardir ses mandataires, ses groupes terroristes et ses milices. Cela est dû au fait que le parrainage du terrorisme a constitué une stratégie cohérente et un pilier central de la politique étrangère du régime depuis sa création, en 1979.
Le 7 décembre dernier, le département de la justice des États-Unis a annoncé la plus grande saisie d'armes iraniennes à ce jour après que la marine américaine a arrêté deux navires dans la mer d'Oman à l’occasion d'une opération de sécurité de routine. Les armes comprenaient cent soixante et onze missiles antichars guidés, huit missiles sol-air, des composants de missiles de croisière d'attaque terrestre, de missiles de croisière antinavires ainsi que d'autres pièces pour missiles et pour drones.
Les livraisons d'armes ont très probablement été orchestrées par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Ce dernier est désigné comme une organisation terroriste par le département d'État américain et il constitue l'épine dorsale de l'establishment religieux en Iran. Il contrôle en grande partie les centres économiques et idéologiques du pays.
Les cadres supérieurs du CGRI ont le dernier mot en ce qui concerne la politique étrangère de Téhéran et le soutien aux mandataires. Cette organisation est également engagée dans la répression nationale des dissidents, dans l'emprisonnement des opposants ainsi que dans la suppression de la liberté d'expression, de presse et de réunion.
Le bureau de Washington du groupe d'opposition, le Conseil national de la résistance iranienne, a précédemment publié un livre de 175 pages intitulé La Montée de l'empire financier des Gardiens de la révolution dans lequel il révèle que le CGRI contrôle plus de la moitié de la production économique de l'Iran et qu’il possède de grands organismes économiques ainsi que des fondations religieuses telles qu’Astan Quds Razavi, dans la ville de Machhad, au Nord-Est.
En outre, le groupe a publié un autre livre détaillé consacré aux quinze centres de formation terroriste d’Iran, au sein desquels le CGRI dispense une formation idéologique, militaire et tactique à des recrues étrangères, qui sont ensuite envoyées dans des pays du Moyen-Orient et au-delà pour mener des activités terroristes.
Les grosses cargaisons d'armes, qui étaient à destination des Houthis, au Yémen, constituent une autre violation de la résolution 2140 des Nations unies, qui a pourtant été adoptée par le régime iranien. Malheureusement, le Conseil de sécurité de l'ONU est resté silencieux, probablement parce qu'il ne veut pas ruiner l’espoir de relancer l'accord nucléaire avec la République islamique.
Pendant ce temps, les Houthis ont la chance d'avoir l'Iran comme puissant allié. Leurs soutiens iraniens ne les laisseront pas manquer de munitions. Le gouvernement iranien poursuit la contrebande d'armes et de technologies illicites au Yémen.
Cela devrait également donner un aperçu des tactiques et des stratégies à long terme des mandataires formés et armés par les Iraniens à travers le Moyen-Orient. Leurs plans et leur agenda semblent reposer sur ces quatre piliers: la déstabilisation, le conflit, l'assassinat et le rejet de toute solution d'origine sunnite ou occidentale.
Il convient de mentionner que le conflit au Yémen dépasse pour le régime iranien le simple fait de narguer ses rivaux du Golfe. Cela ressemble plutôt à un objectif idéologique: unir le monde musulman sous son propre régime islamiste, qui considère que toute tentative de paix ne fait que retarder le processus.
Le régime iranien utilise diverses méthodes pour faire passer des armes en contrebande. Plusieurs navires iraniens qui transportent des armes vers les Houthis ont déjà été interceptés. L'Iran a également recours à ses compagnies aériennes commerciales, telles que Mahan Airlines, pour faire passer des armes en contrebande au Liban et en Syrie.
Le monde doit augmenter sa pression sur le régime iranien
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Le monde doit augmenter sa pression sur le régime iranien

- Les cadres supérieurs du CGRI ont le dernier mot en ce qui concerne la politique étrangère de Téhéran et le soutien aux mandataires
- L'Iran a également recours à ses compagnies aériennes commerciales, telles que Mahan Airlines, pour faire passer des armes en contrebande au Liban et en Syrie