Le pavillon saoudien est au cœur de l’activité intellectuelle de la COP26

Le pavillon saoudien est au cœur de l’activité intellectuelle de la COP26
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Le pavillon saoudien est au cœur de l’activité intellectuelle de la COP26

Le pavillon saoudien est au cœur de l’activité intellectuelle de la COP26
  • Pour restaurer la circularité du monde, le carbone fugitif doit être réduit, réutilisé et recyclé: ce sont là «les trois R» du cadre de l’économie à faible émission de carbone
  • En quittant le Pavillon saoudien, les visiteurs disposaient d’une lecture plus approfondie de l’engagement pris par le Royaume pour lutter contre les changements climatiques

Le Pavillon saoudien bouillonne d’activité à Glasgow, lors du sommet de la COP26. Les dignitaires du Moyen-Orient et du secteur énergétique mondial y échangent des informations relatives aux premiers jours de cette importante conférence sur les changements climatiques. Il y règne comme une ambiance détendue et un climat de dialogue.

Le pavillon s’apparente à une véritable ruche d’activités intellectuelles de premier plan. La délégation saoudienne invite ainsi le monde entier à s’attarder sur les plans du Royaume en matière de lutte contre le réchauffement climatique et tente de persuader les représentants – parfois sceptiques – de la COP26 que le pays prend très au sérieux sa contribution dans le combat contre les changements climatiques.

On sent d’ailleurs que les mentalités évoluent sensiblement à mesure que les militants et les médias, qui avaient peut-être une vision cynique des motivations du plus grand exportateur de pétrole au monde, sont mieux informés.

Une table ronde a particulièrement retenu l’attention du public. Intitulée «Lutter contre les changements climatiques: une économie à faible émission de carbone», elle a permis à des experts d’Arabie saoudite d’exposer les principes de base de la stratégie du Royaume; elle a fait salle comble.

Khaled Abuleif, conseiller spécial auprès du ministre de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, et négociateur en chef sur le changement climatique, a évoqué les racines et l’évolution de l’économie à faible émission de carbone depuis ses origines en tant qu’élément de la stratégie de diversification de l’initiative Vision 2030 jusqu’au rôle central qu’elle joue au sein de l’Initiative verte saoudienne, qui est devenue en 2019 un élément phare de la transition énergétique.

Adam Sieminski, conseiller principal du Centre de recherche du roi Abdallah sur les études de pétrole (King Abdullah Petroleum Studies and Research Centre), a expliqué comment l’économie à faible émission de carbone pourrait aider le Royaume à atteindre l’objectif zéro émission nette d’ici à 2060, l’un des ambitieux objectifs de l’Initiative verte saoudienne. Quant à Gassem Falattah, actuellement à la tête du Programme national de mise en œuvre de cette économie circulaire, il a insisté sur le fait que cette dernière se trouve au cœur de la stratégie du Royaume en faveur de la transition énergétique.

C’est Bill McDonough, architecte et innovateur américain, qui s’est chargé d’expliquer la dimension intellectuelle de l’économie à faible émission de carbone. Il est bien placé pour le faire, lui qui est tout simplement l’inventeur de ce concept.

McDonough a d’abord exposé la théorie de la circularité dans son livre, Cradle to Cradle: Remaking the Way We Make Things, publié en 2002, qui montre comment la conception et la production peuvent être adaptées dans le but de réutiliser et de recycler les matériaux afin d’en améliorer la durabilité.