Le pétrole du Liban, la politique des occasions manquées

Le pétrole du Liban, la politique des occasions manquées
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Le pétrole du Liban, la politique des occasions manquées

Le pétrole du Liban, la politique des occasions manquées
  • Appeler à une réunion du cabinet sortant équivaut à ajouter de l’huile sur les flammes de la formation du futur exécutif
  • Toutes ces données ouvrent la voie à la Russie pour dérouler des tentacules au Liban, tant sur le plan politique que pétrolier

Comme si ce petit pays n’avait pas eu son lot de crises économiques, financières et politiques en série, un nouveau problème se présente au travers de la question de la délimitation des frontières maritimes au Sud avec Israël et au Nord avec la Syrie. Il faut noter que le pays du Cèdre est aux prises avec deux voisins difficiles, qui représentent une partie des problèmes qu’il affronte depuis de longues décennies. 

L’importance que revêt la délimitation des frontières maritimes libanaises est due à la présence de ressources d’hydrocarbures commercialisables dans la zone maritime qui longe le littoral libanais et ses eaux territoriales, à l’instar des richesses pétrolières découvertes dans les pays voisins, comme Chypre et Israël, avec lesquels le Liban partage des frontières maritimes.

Mais la différence entre le Liban, d’une part, et Israël et Chypre de l’autre, est que ces deux derniers ont pris une longueur d’avance considérable dans les phases de prospection, de forage, d’extraction et de commercialisation, à l’heure où le Liban fait du surplace en raison du litige qui entoure le tracé des frontières avec Israël, et du fait de l’erreur commise par de précédents gouvernements dans la délimitation des frontières avec Chypre.

De vastes superficies ont été perdues au profit de l’île en raison de l’incompétence gouvernementale dans la gestion de dossiers de cette envergure. Et en ce qui concerne Israël, une faute majeure a été commise en 2011 lors de la détermination de la Zone économique exclusive (ZEE) maritime du Liban.