La région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord est gravement menacée par les effets du changement climatique, dont le réchauffement est deux fois supérieur à la moyenne mondiale. Les sommets consécutifs de la Conférence des parties (COP) se tenant dans le monde arabe en 2022 et 2023, il existe une réelle opportunité de créer une certaine dynamique. Cependant, selon l'indice de performance en matière de changement climatique de 2023, seul un pays de la région, le Maroc, s'est classé parmi les nations du monde orientant le plus leur économie vers une adaptation au changement climatique. Étant donné que la région subit de plein fouet les effets du changement climatique, il est important que les leçons tirées de la transition du Maroc soient répercutées ailleurs.
Le Maroc s'est récemment classé au septième rang de l'indice de performance en matière de changement climatique, ce qui le place au premier rang dans le monde arabe et en Afrique. La façon dont le Maroc oriente son économie vers une adaptation au changement climatique est de plus en plus importante, d'autant plus que cette initiative est cruellement nécessaire ailleurs dans le monde arabe. L'indice examine quatre catégories pour évaluer les performances en matière de protection du climat de soixante-trois pays, qui, ensemble, sont responsables de plus de 90% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les deux pays suivants de la région sont classés quarante-huitième et soixante-deuxième, ce qui laisse une marge d'amélioration.
Ce n'est toutefois pas le seul domaine dans lequel le Maroc prend des mesures qui peuvent être reproduites ailleurs dans la région. L'Union européenne (UE) a renouvelé ce mois-ci son accord sur l'énergie verte avec le Maroc, Bruxelles cherchant à devenir la première économie neutre en carbone au monde. Bien que le Maroc ait été le premier pays de la région à signer un accord de partenariat vert avec l'UE, d'autres pays arabes partagent des avantages géographiques similaires, ce qui en fait des centres logistiques essentiels et générateurs d’ énergies renouvelables, tout comme le Maroc.
Alors que le Maroc augmente ses exportations d'énergies renouvelables vers l'Europe en investissant dans deux grandes interconnexions électriques, sa capacité de production de 11 000 mégawatts (MW) est complétée par une production supplémentaire de 4 030 MW d'énergies renouvelables. Une fois achevé, le complexe marocain Noor sera l'une des plus grandes installations de production d'énergie solaire au monde, couvrant plus de 2 000 hectares. D'ici à 2030, le Maroc prévoit qu'il fera plus qu'atteindre ses objectifs, en dépassant le seuil de 64% de production verte par rapport à ses besoins énergétiques totaux. Alors que d'autres pays de la région redoublent d'efforts pour exporter des hydrocarbures, ils risquent de rater le moment opportun pour investir dans les énergies renouvelables afin d’assurer leur propre prospérité économique à long terme et de réduire les effets néfastes du changement climatique sur leurs économies.
Bien que les perspectives économiques des producteurs de pétrole en 2023 soient solides, il est important que les pays arabes élargissent leur vision au-delà des hydrocarbures, car la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (Mena) est sérieusement menacée par les effets du changement climatique. Alors qu'un nombre croissant de pays arabes s'engagent en faveur du «net zéro», il reste encore beaucoup à faire, non seulement pour atteindre les objectifs mondiaux, mais aussi localement pour augmenter la production d'énergie renouvelable et affecter des ressources pour réduire le changement climatique.
Les engagements écologiques du Maroc, un exemple pour le monde arabe
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Les engagements écologiques du Maroc, un exemple pour le monde arabe

- Le Maroc s'est récemment classé au septième rang de l'indice de performance en matière de changement climatique, ce qui le place au premier rang dans le monde arabe et en Afrique
- Compte tenu de leur visibilité, les pays du monde arabe n'ont tout simplement pas d'autre choix que de se mettre au vert, et ils n'ont certainement pas le temps dont disposent d'autres régions, plus tempérées, pour retarder leur transition