Al-Akhbar, le média pro-Hezbollah, a publié la semaine dernière la déclaration suivante: «Insensé est celui qui ne révise pas ses positions et a l'illusion qu'il peut changer le solide équilibre existant. C'est le moment de vérité pour les partisans et les électeurs, comme pour les candidats. Pour ceux qui veulent se référer à l'Histoire, la responsabilité incombe à deux personnes. La première est Gebran Bassil, qui se trouve aujourd'hui dans une position similaire à celle de Walid Joumblatt en mai 2008, ce dernier avouant plus tard que son enthousiasme l'avait poussé à commettre une erreur. La seconde est Jihad Azour, qui est devenu un autre Fouad Siniora, et a accepté d'être le détonateur d'une explosion.»
Ces quelques lignes ont été perçues par presque tout le monde au Liban comme une menace voilée du Hezbollah. Elles se sont répandues comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux.
Le 7 mai 2008, sous l’impulsion de Walid Joumblatt, le gouvernement libanais avait pris deux décisions: le limogeage du chef de la sécurité à l'aéroport de Beyrouth et le démantèlement du réseau de communication du Hezbollah. Le groupe considérait que dévoiler son réseau constituait une menace existentielle. Si le réseau était découvert, cela signifierait qu'Israël pourrait traquer ses membres un par un. Ainsi, le Hezbollah a utilisé la force brute en prenant le contrôle des rues de Beyrouth. Ses membres se sont rendus dans les quartiers sunnites et ont crié des slogans sectaires, créant du ressentiment contre le groupe.
Deux ans avant cet incident, le pays tout entier s'était rangé du côté du Hezbollah alors qu'il combattait Israël. La prise de Beyrouth par la force et la démonstration du pouvoir chiite ont créé un énorme malaise, qui n'a cessé de croître depuis. Le groupe a toujours déclaré que ses armes étaient destinées à protéger le Liban. Cependant, en 2008, il a utilisé ses armes contre les Libanais.
Les options du Hezbollah sont plus limitées aujourd'hui qu'en 2008
Short Url
https://arab.news/7jdke

Les options du Hezbollah sont plus limitées aujourd'hui qu'en 2008

- Le Hezbollah est incapable de faire pression pour que son candidat à la présidence, Sleimane Frangié, soit élu, alors que l'opposition fait front uni
- Le Hezbollah est confronté à un dilemme: soit il accepte un président qui pourrait l'étouffer en douceur, soit il entre dans une confrontation qui ne finirait probablement pas à son avantage comme en 2008