Le rapport sur la politique étrangère, de défense, de développement et de sécurité du Royaume-Uni a été publié cette semaine, moment le plus propice, après un an de réflexion. Une nouvelle administration après les élections de 2019, le Brexit et la lutte contre la pandémie constituent sans doute un ensemble unique de circonstances pour reconsidérer une politique internationale.
L'examen est certainement audacieux et, dans une certaine mesure, non conventionnel. Si les lecteurs recherchent un index pour consulter des chapitres consacrés à des régions connues et à des questions géopolitiques, ils chercheront en vain. L’intérêt de l’intégration est de sensibiliser à la fois la population du Royaume-Uni, les personnes amies et moins amicales envers nous à l’étranger, aux modifications des frontières et au développement technologique et scientifique qui bouleverse l’ordre ancien. Les amis, comme ceux du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (Mena), doivent comprendre que le Royaume-Uni continuera de leur tendre la main, de manière traditionnelle, comme nouvelle.
Les sujets traditionnels sont traités, mais pas au long de pages interminables. Le gouvernement britannique déclare qu'il «s’appuiera sur les partenariats existants dans la région Mena, les renforcera et les emmènera plus loin grâce à un engagement plus profond dans les domaines de la science, de la technologie, de la santé, du climat et de la biodiversité». Ne passez pas à côté de l'intention personnelle que sous-tendent ces exemples. Comme au Conseil de sécurité des nations unies pendant la présidence britannique le mois dernier, le Premier ministre, Boris Johnson, entend clairement laisser son empreinte sur les efforts multilatéraux pour lutter contre le changement climatique et la perte de biodiversité, qu'il décrit comme «la priorité internationale n° 1 du Royaume-Uni.» C'est une affirmation. Il a piloté l'examen et c'est lui, et non le ministre des Affaires étrangères, qui l'a lancé au Parlement. Il est important de le noter. Ces exemples comptent beaucoup pour lui, et pour le pays.
Le rapport planche sur des messages politiques réguliers, qui font état de la nécessité de travailler avec des partenaires en relation avec l’Iran, de l’importance des partenaires historiques du Royaume-Uni dans le Golfe pour la sécurité maritime, des menaces pour l’Europe, de la nécessité de l’Otan, et de la lutte contre le terrorisme.
Je pense que le message global devrait être rassurant. En dépit de l'importance croissante de l'Est et du «basculement vers l'Indo-Pacifique», dans lequel, bien sûr, le Royaume-Uni est loin d'être seul, les alliances conventionnelles se renforcent. Le retour des États-Unis sur la scène internationale, l'E3 du Royaume-Uni (regroupement informel de l'Allemagne, de la France et du Royaume-Uni) ainsi que les nombreux amis du Royaume-Uni dans la région Mena, demeurent les fondements de la sécurité mondiale. Dans le cadre de cette nouvelle relation collective, cette sécurité doit cependant, de plus en plus, être construite autour de la technologie et de la science intelligentes.

