L’Expo 2020 de Dubaï envoie un message fort

L’Expo 2020 de Dubaï envoie un message fort
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L’Expo 2020 de Dubaï envoie un message fort

L’Expo 2020 de Dubaï envoie un message fort
  • Alors que l'Expo 2020 démarre, chacun d’entre nous, au Royaume-Uni, adresse à Dubaï ses meilleurs vœux de succès
  • Je suis fier que le Royaume-Uni ait été un partisan précoce de la candidature de Dubaï

Je me souviens encore de l’endroit où j'étais quand j'ai appris que Londres avait remporté les Jeux olympiques de 2012. J'ai ressenti une excitation juvénile pour un événement qui m'avait été familier à la télévision et dans les journaux dans mon enfance, mais qui m’apparaissait si inaccessible, à moi qui ne l'avais regardé que de loin, sans avoir la chance d'en faire partie. J'étais fier d'appartenir à une nation qui avait l'ambition et l'aspiration de vouloir amener le monde chez elle. Et, quand cela s'est produit et que la Grande-Bretagne s'est rassemblée pour montrer l’étendue de sa diversité au XXIe siècle, le bonheur que cela nous a apporté était tellement intense qu’il est encore présent aujourd’hui.

Le Royaume-Uni sait en quoi consiste le fait d'accueillir un grand événement international et, alors que l'Expo 2020 démarre, chacun d’entre nous ici adresse à Dubaï ses meilleurs vœux de succès. Elle ne pouvait pas arriver à un moment plus important pour remonter le moral du monde entier. Nous pensions que l’année 2012, après le krach financier, avait été un épisode particulièrement grave, mais il ne ressemblait en rien à ce que nous avons vécu ensemble ces derniers temps.

Grâce à la ministre de la Coopération internationale, Reem al-Hashimi, directrice générale de l'Exposition universelle de Dubaï 2020, et à son équipe, qui se sont battues envers et contre tout pour la rendre possible, l’enthousiasme pour l’Expo est bien réel, comme le prouve la présence de cent quatre-vingt-douze États présents à Dubaï. Nous allons vivre une expérience singulière.

Je suis également fier que le Royaume-Uni ait été un partisan précoce de la candidature de Dubaï. En tant qu’ancien ministre du Moyen-Orient, je me souviens d'avoir discuté avec le secrétaire d’État aux affaires étrangères de l'époque, William Hague, du fait que nous devions rapidement choisir Dubaï, et nous l'avons fait. Constater ce qui est advenu et anticiper les prochains mois est, de fait, quelque chose de passionnant.

Grâce à son pavillon, le Royaume-Uni n’a eu de cesse de s'appuyer sur des conceptions et des idées audacieuses lors de ces rassemblements internationaux. Avec le sujet qu’il a retenu, «L'innovation pour un avenir partagé», le pays apporte sa contribution aux thèmes généraux de l'Expo et propose une expérience créative unique: la designer Es Devlin a associé la technologie contemporaine de l'intelligence artificielle à l'art intemporel et universel de la poésie. Ainsi, les propos des visiteurs sont constamment fondus dans un algorithme qui compose ensuite la façade de vingt mètres, éclairée par des LED, de ce magnifique pavillon.

Devlin explique qu'il n'y a pas d'exposition dans le pavillon et que c’est le pavillon lui-même qui constitue l'exposition. La scénographe ajoute qu'elle souhaite qu'il donne à voir «la Grande-Bretagne comme un lieu ouvert, accueillant, hésitant, incertain, contradictoire, incohérent, faillible, parfois absurde, majestueux, comique, beau et accessible à tous».

Cette nature «ouverte et accueillante» me semble bien illustrée par le choix de matériaux non seulement durables, mais qui proviennent de voisins européens du Royaume-Uni ainsi que d'autres plus éloignés. Ils traduisent le «futur partagé»: c’est notre message. Le Royaume-Uni est une île, mais ce qui l’unit au monde est plus important que ce qui l’en sépare.