En élisant M. Ebrahim Raïssi à la tête de l’exécutif, le 18 juin dernier, le régime iranien prend un tournant vers une plus grande radicalisation intérieure et sa politique étrangère risque d’être plus belliqueuse que jamais. Voilà ce que nous pouvons retenir du tableau iranien au regard des derniers événements qui ont marqué la période qui a suivi l’élection du nouveau président.
Tout d’abord, il faut savoir que les prérogatives de tout président de la «République islamique en Iran», qui est censé jouer le rôle de chef du pouvoir exécutif, sont limitées par la Constitution: le président et le gouvernement ne sont autres que des exécutants de la volonté du Guide suprême – en l’occurrence Ali Khamenei. Ils font en quelque sorte figure de bras administratif qui sert à exécuter les orientations décidées par le Guide.
De ce fait, le gouvernement que dirige d’office le président de la République ne dépend que du bon vouloir du Guide, surtout pour ce qui est de la politique étrangère, de la défense (y compris dans le domaine nucléaire), des services de sécurité, de la politique expansionniste des Gardes de la révolution, qui traitent directement avec lui, et, enfin, de la politique pétrolière.

