L'Iran doit payer pour les attaques contre la navigation commerciale

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L'Iran doit payer pour les attaques contre la navigation commerciale

L'Iran doit payer pour les attaques contre la navigation commerciale
  • Quelques jours seulement avant la prise de fonction de Raïssi, un pétrolier, le Mercer Street, a été attaqué par un drone à 280 kilomètres du port d'Al-Daqam
  • Deux membres de l’équipage, un citoyen britannique et un citoyen roumain, ont péri dans cette offensive

Les derniers développements dans le Golfe indiquent que le régime iranien est déterminé à conserver ses ambitions hégémoniques, son aventurisme militaire et son comportement déstabilisateur au Moyen-Orient avec plus de véhémence sous la présidence et la ligne dure du radical Ebrahim Raïssi. Le régime sera plus agressif sous son nouveau président, qui sera vraisemblablement le prochain Guide suprême du pays.

Quelques jours seulement avant la prise de fonction de Raïssi, un pétrolier, le Mercer Street, géré par la société Zodiac Maritime et propriété du milliardaire israélien Eyal Ofer, a été attaqué par un drone à 280 kilomètres du port d'Al-Daqam, dans la mer d'Oman. Deux membres de l’équipage, un citoyen britannique et un citoyen roumain, ont péri dans cette offensive.

Après cet événement, plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, la Roumanie, le Libéria et Israël, ont envoyé une lettre au Conseil de sécurité de l'ONU (Organisation des nations unies) pour dénoncer les agissements du régime iranien. Ces nations soulignent dans leur lettre que «cette attaque a perturbé et a mis en danger la sécurité du transport maritime international» et qu’elle «constitue une violation flagrante du droit international». Les signataires estiment que «cet acte doit être condamné par la communauté internationale».

Il est important de souligner qu’il ne s’agit pas de la première implication du régime iranien dans des attaques contre des navires commerciaux ces dernières années. Ainsi, quatre pétroliers avaient été ciblés près du port de Fujaïrah, au large des côtes des Émirats arabes unis, en mai 2019. Un peu plus d’un mois plus tard, le 13 juin 2019, deux pétroliers qui traversaient le golfe d'Oman ont également été sabotés à l'explosif; l'un s’est embrasé et les deux bateaux ont dû être abandonnés.

Ces deux navires étaient le japonais Kokuka Courageous et le norvégien Front Altair. Quelques semaines plus tard, le Corps des gardiens de la révolution islamique s'est enhardi et a diffusé une vidéo qui montrait comment ses commandos, affublés de masques de ski noirs et des treillis militaires, étaient parvenus à descendre d'un hélicoptère sur un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz et à saisir le navire.

Curieusement, les dirigeants iraniens ont déjà revendiqué la responsabilité de certaines des attaques contre des pétroliers commerciaux. Le porte-parole du Conseil des gardiens de la révolution iranienne, Abbas-Ali Kadkhodaei, a déclaré à l'agence de presse semi-officielle Fars que, en 2019, la saisie du pétrolier britannique s’était produite en représailles à la confiscation, au large de Gibraltar, d'un pétrolier iranien par la marine britannique. Il a indiqué que cette action visait à faire face à «la guerre économique illégitime». Il estime que «la saisie de pétroliers est une illustration de cette règle» et qu’elle «est basée sur les droits internationaux». Kadkhodaei s’est cependant gardé de mentionner que le pétrolier de Téhéran expédiait du pétrole vers la Syrie, en violation des sanctions de l'Union européenne.