L’Iran fait preuve d’hypocrisie face à la relance de l’accord sur le nucléaire

L’Iran fait preuve d’hypocrisie face à la relance de l’accord sur le nucléaire
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L’Iran fait preuve d’hypocrisie face à la relance de l’accord sur le nucléaire

L’Iran fait preuve d’hypocrisie face à la relance de l’accord sur le nucléaire
  • Depuis l’arrivée au pouvoir du partisan de la ligne dure, Ebrahim Raïssi, en août dernier, les États-Unis et l’Union européenne ont du mal à convaincre l’Iran de retourner à la table des négociations
  • Les dirigeants iraniens ne sont pas en mesure d’imposer des contraintes excessives et irrationnelles ou de donner des leçons au monde sur l’accord nucléaire alors que leur dossier nucléaire est rempli d’activités clandestines, de tromperies et de mensonge

Alors que l’ancienne administration iranienne du président, Hassan Rohani, semblait prête à revenir à la table des négociations pour discuter de la relance de l’accord de Vienne sur le nucléaire, le gouvernement du nouveau président, Ebrahim Raïssi, aurait d’autres priorités concernant son programme de politique étrangère. Il retarde les pourparlers nucléaires tout en imposant des contraintes excessives et irrationnelles.

Après l’entrée en fonction de l’administration Biden en janvier, six cycles de négociations ont été conclus avec l’administration Rohani dans le but de ressusciter l’accord nucléaire de 2015. Néanmoins, les pourparlers entre la république islamique et les puissances mondiales du P5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et l'Allemagne) n’ont pas abouti à des résultats concrets.

Depuis l’arrivée au pouvoir du partisan de la ligne dure, Ebrahim Raïssi, en août dernier, les États-Unis et l’Union européenne (UE) ont du mal à convaincre l’Iran de retourner à la table des négociations, tandis que le régime théocratique sermonne le P5+1 sur la manière dont les négociations nucléaires devraient être menées et sur les modalités de l’accord.

Après une longue période d’attente, la république islamique a récemment annoncé qu’elle reprendrait les pourparlers nucléaires fin novembre. Mais le régime iranien a par la suite averti que ses exigences – notamment que Washington doit promettre de ne jamais se retirer de l’accord – doivent être satisfaites, au risque de faire échouer les pourparlers. Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Shamkhani, a écrit dans un tweet: «Le président américain, en manque d’autorité, n’est pas prêt à donner des garanties. Si le statu quo actuel se poursuit, le résultat des négociations est clair.»

De toute évidence, le régime iranien formule des demandes qui ne peuvent être satisfaites. À titre d’exemple, Joe Biden ne peut donner aucune garantie au régime iranien sur la politique de l’administration à venir concernant l’accord nucléaire. Et si le régime était d’ailleurs pris en flagrant délit de violation de l’accord nucléaire? Le prochain président américain ne devrait-il pas pouvoir retirer le pays de l’accord et réimposer des sanctions?

L’Iran joue le rôle de la victime. Mais l’administration Biden doit rappeler au régime théocratique que, même si les dirigeants iraniens ont garanti qu’ils respecteraient les conditions de l’accord nucléaire en 2015, les preuves indiquent qu’ils le violaient avant même le retrait de l’administration Trump en 2018.