Macron, l'option sûre face à la montée du populisme en France

Macron, l'option sûre face à la montée du populisme en France
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Macron, l'option sûre face à la montée du populisme en France

Macron, l'option sûre face à la montée du populisme en France
  • Le président sortant, Emmanuel Macron, et sa rivale d'extrême droite, Marine Le Pen, s'efforcent d’amener les électeurs à les soutenir au second tour du scrutin, le 24 avril
  • Je pense que Macron aura plus de chances de persuader ceux qui se sont abstenus au premier tour de voter pour lui que de rallier ceux qui ont dérivé vers l'extrême droite

Deux nouvelles semaines de campagne féroce pour l'élection présidentielle française ont débuté, alors que le président sortant, Emmanuel Macron, et sa rivale d'extrême droite, Marine Le Pen, s'efforcent d’amener les électeurs à les soutenir au second tour du scrutin, le 24 avril.

La question clé tourne autour de la capacité du peuple français à écarter l'extrême droite, de plus en plus populaire, qui se développe dans les sociétés d'Europe et du monde entier et qui a réussi à s'implanter de manière très perturbante dans des dizaines de pays au cours de la dernière décennie.

Jusqu'à présent, la France a réussi à conserver son bon sens en empêchant l'extrême droite d'accéder à la présidence. Cette fois, pourtant, le Front national de Jean-Marie Le Pen, qui est devenu le Rassemblement national de sa fille Marine, risque fort d'aller de l'avant dans la mesure où près d'un tiers de l'électorat français a choisi de voter pour l'extrême droite lors du premier tour de dimanche.

Les résultats du premier tour placent Macron en tête avec 27,8% des voix (en hausse de 4% par rapport à son résultat de 2017) et Le Pen à 23,1% (2% de plus qu’en 2017), tandis que le candidat d'extrême gauche Jean-Luc Mélenchon arrive en troisième position avec 22%. Le ténor médiatique d'extrême droite anti-islam et anti-immigrés Éric Zemmour, devenu politicien, a obtenu 7,1%. Si l'on additionne ceux qui ont voté pour lui et ceux qui ont choisi Le Pen, on constate que près d'un tiers des électeurs ont soutenu l'extrême droite.

Le duel du second tour devrait se dérouler entre deux visions opposées de la France, dans une configuration similaire à celle de 2017, lorsque Macron l'avait emporté avec 66% des voix. Mais, contrairement à 2017, la guerre en Ukraine, la crise énergétique et l'augmentation du coût de la vie dans l'Europe postpandémique amplifient l'incertitude et peuvent laisser davantage de place aux slogans vains de l'extrême droite. Ces derniers, en effet, pourraient trouver écho parmi les segments de la société française qui sont en colère parce que le prétendu establishment ne les prend pas en compte.

Je pense que Macron aura plus de chances de persuader ceux qui se sont abstenus au premier tour de voter pour lui que de rallier ceux qui ont dérivé vers l'extrême droite. Dans un discours prononcé cette semaine dans le nord de la France, le président a appelé les Français à le soutenir, car il est le mieux placé pour apaiser leurs craintes et relever les défis auxquels ils sont confrontés. Il a admis qu'ils ont le droit «d'être en colère face aux inégalités qui persistent, à l’insécurité du quotidien» et face «à la difficulté de vivre dignement même quand on travaille dur, parce qu’ils se sentent insuffisamment représentés, écoutés, associés».