Lorsque le Directeur Général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), Roberto Azevedo a annoncé en mai qu’il quittait ses fonctions un an à l’avance, la course à la succession pour l’un des postes internationaux les plus importants au monde était ouverte. Le 8 juillet dernier, l’Arabie Saoudite présentait Mohammed Al-Tuwaijri comme son candidat officiel. Huit 8 candidats sont en lice, parmi lesquels des politiciens de renom, comme le britannique Liam Fox ou le nigérian Ngozi Okonjo-Iweala.
Al-Tuwaijri est particulièrement qualifié pour le poste parce qu’il est le seul candidat qui allie pratique gouvernementale et expérience du secteur privé. Il occupe actuellement le poste de ministre et conseiller à la cour royale pour la stratégie économique internationale et locale. Il a été ministre de l’Economie et de la planification de 2016 jusqu’en mars dernier. Il a joué un rôle déterminant dans l’intégration des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies (ODD) dans la vision 2030 dont il est d’ailleurs un ardent défenseur. Mohammad Al-Tuwaijri aime mettre l’accent sur la gestion et la mesure du rendement. Il était en charge des relations avec le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, de même que l’OMC lorsqu’il était ministre.
Ce qui différencie Al-Tuwaijri des autres candidats est sa longue et importante expérience dans le secteur privé. Pilote de chasse, titulaire d’un MBA de la King Saud University, il a gravi les échelons dans le secteur bancaire international et occupait dernièrement le poste de vice-président et PDG de HSBC pour le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et la Turquie. Diriger la branche regionale d’une banque internationale est un signe d’excellence. Les institutions financières mondiales fonctionnent conformément au principe de méritocratie, n’offrant les postes de premiers plans qu’aux plus compétents.

