Pourquoi Charbel Wehbé s’est-il donc montré si violent vis-à-vis des États du Golfe?

Pourquoi Charbel Wehbé s’est-il donc montré si violent vis-à-vis des États du Golfe?
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Pourquoi Charbel Wehbé s’est-il donc montré si violent vis-à-vis des États du Golfe?

Pourquoi Charbel Wehbé s’est-il donc montré si violent vis-à-vis des États du Golfe?
  • La crise diplomatique déclenchée par l’ex-ministre libanais des Affaires étrangères Charbel Wehbé est une nouvelle étape dans le processus de détérioration des relations officielles du Liban avec les États arabes
  • Avant sa nomination, M. Wehbé occupait les fonctions de conseiller diplomatique du président de la République et il était membre de sa garde rapprochée au palais présidentiel

La crise diplomatique déclenchée lundi dernier par l’ex-ministre libanais des Affaires étrangères Charbel Wehbé est une nouvelle étape dans le processus de détérioration des relations officielles du Liban avec les États arabes, en particulier avec les États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), et à leur tête le royaume d’Arabie saoudite.

Les positions exprimées par le chef de la diplomatie, qui contenaient du mépris à l’égard des racines culturelles et historiques des peuples du Golfe, ont été qualifiées de «stupéfiantes» par le ministère saoudien des Affaires étrangères dans son communiqué. Ces positions outrepassent les règles diplomatiques, et il est rare qu’un ministre des Affaires étrangères de n’importe quel pays du monde s’exprime ainsi.

Et pour cause: ce dernier, invité d’un programme télévisé, s’est mis en colère au cours de l’émission et il a accusé les États du Golfe d’avoir exporté le terrorisme, incarné par Daech, dans la région. Cela s’est passé alors que le Liban officiel était censé entretenir de bons rapports avec les États du Golfe. Il était aussi censé, depuis un certain temps, s’efforcer d’améliorer l’état de ces relations, qui ont connu des secousses à de nombreuses occasions au cours des dernières années, essentiellement depuis l’accession de Michel Aoun à la présidence (au mois d’octobre 2016).

Cette accession avait eu lieu dans le cadre d’un compromis présidentiel qui, au bout du compte, a mené au Liban, selon tous les observateurs, à un basculement des rapports de force en faveur du Hezbollah, lequel est parvenu à prendre dans le pays le contrôle du pouvoir de décision souverain. Cela a été rendu possible par l’adoption, sous le mandat du président Aoun, d’une loi électorale dont le Hezbollah a pu bénéficier.