Pourquoi le président iranien est favorable à l’accord sur le nucléaire

Pourquoi le président iranien est favorable à l’accord sur le nucléaire
Short Url

Pourquoi le président iranien est favorable à l’accord sur le nucléaire

Pourquoi le président iranien est favorable à l’accord sur le nucléaire
  • La mise en œuvre de toute initiative importante en matière de politique étrangère ne peut se faire sans la bénédiction de Khamenei, que ce soit de manière directe ou indirecte
  • Les quotidiens iraniens affiliés à l’État ont prévenu Raïssi du danger que représente l’opposition à l’accord nucléaire

Le nouveau président iranien, Ebrahim Raïssi, est un partisan de la ligne dure. Mais quelle est donc sa position sur l’accord nucléaire, mieux connu sous le nom de «Plan d’action global commun»?

Selon plusieurs analystes financiers, chercheurs et politiques, le président élu y serait opposé, étant donné que les partisans de la ligne dure en Iran sont hostiles à l’accord nucléaire et aux négociations avec l’Occident. Mais cet argument serait inexact pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, il est vrai que les partisans de la ligne dure en Iran appliquent les principes révolutionnaires de la République islamique. L’un d’eux consiste à contrebalancer l’influence occidentale au Moyen-Orient tout en considérant l’Occident comme un rival. Cela ne signifie pas, pour autant, que le régime iranien ne négocie ou ne conclut pas d’accords avec l’Occident lorsque sa survie – tant sur le plan politique qu’économique – est en jeu.

L’affaire Iran-Contra, connue sous le nom d’«affaire McFarlane» en Iran, en est un exemple. Au cours de la guerre Iran-Irak, les autorités iraniennes, qui avaient désespérément besoin d’armes, ont accepté de mettre de côté leurs idéaux révolutionnaires pour parvenir à un accord qui leur permettait d’acheter des armes auprès des États-Unis et d’Israël. À l’époque, le Guide suprême actuel, Ali Khamenei, était président de l’Iran sous le commandement de l’ayatollah Khomeini.

L’invasion de l’Afghanistan par les États-Unis constitue un autre exemple. Craignant que la République islamique soit le prochain pays sur la liste, le régime de Téhéran décide de coopérer avec les États-Unis en fournissant conseils et renseignements aux forces américaines.

Ensuite, la décision finale revient au Guide suprême, et non au président ou au ministre des Affaires étrangères, lorsqu’il est question de la politique étrangère de l’Iran. La mise en œuvre de toute initiative importante en matière de politique étrangère ne peut se faire sans la bénédiction de Khamenei, que ce soit de manière directe ou indirecte.