Présidentielle française: un vieux monde qui se féminise?

Présidentielle française: un vieux monde qui se féminise?
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Présidentielle française: un vieux monde qui se féminise?

Présidentielle française: un vieux monde qui se féminise?
  • Le Premier ministre, Jean Castex, ainsi que les ministres de l’Intérieur, de la Culture, de l’Économie et des Finances ont tous été débauchés du parti Les Républicains
  • La gauche sociale-démocrate a été fortement ébranlée par l’arrivée, à sa gauche, des Verts et de Jean-Luc Mélenchon

Alors que l’intérêt médiatique se porte surtout sur Éric Zemmour, le désormais candidat classé à l’extrême droite que les sondages placent pour l’instant en troisième position, il se passe quelque chose dans les «vieux» partis français, ceux qui concourent depuis des années au suffrage et monopolisaient les mandats et l’attention médiatique.

En effet, la vie politique française était, avant l’avènement d’Emmanuel Macron, divisée en trois pôles: la gauche, dirigée par le Parti socialiste (PS), la droite, avec un parti, nommé Les Républicains (LR), qui a changé plusieurs fois d’appellation, et l’extrême droite, qui, même si elle conteste cette désignation, semble tout faire pour mériter ce classement, incarnée par le Front national, devenu le Rassemblement national (RN).

Ces trois mouvements se retrouvaient souvent – on a tendance à l’oublier, tant la mémoire politique des Français semble courte –au second tour des élections locales et législatives à l’occasion de triangulaires incertaines. Tous trois pouvaient, jusqu’en 2017, prétendre atteindre la barre des 20% lors du premier tour de l’élection présidentielle.

Or, ces mouvements ont connu des fortunes diverses ces dernières années. Déjà sérieusement «challengée» par Marine Le Pen, la droite traditionnelle s’est vue très sérieusement écornée par l’avènement d’Emmanuel Macron. Le Premier ministre, Jean Castex, ainsi que les ministres de l’Intérieur, de la Culture, de l’Économie et des Finances (respectivement, Gérald Darmanin, Roselyne Bachelot et Bruno Le Maire) ont tous été débauchés du parti Les Républicains, privant ce dernier de réformistes et d’élus qui devaient leur carrière au parti de droite.