Progrès de l’égalité hommes-femmes dans le monde arabe

Progrès de l’égalité hommes-femmes dans le monde arabe
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Progrès de l’égalité hommes-femmes dans le monde arabe

Progrès de l’égalité hommes-femmes dans le monde arabe
  • En politique, comme dans les autres secteurs de la vie sociale et économique, les barrières historiques empêchant la promotion des femmes tombent
  • En France, le mouvement a commencé au début des années 2000 avec l’accession en politique de femmes issues de l’immigration maghrébine et africaine

PARIS : Aux États-Unis, un événement majeur vient de créer la surprise. Plus que la défaite de Donald Trump, c’est Kamala Harris élue vice-présidente du nouveau président Biden. Pour la première fois de l’histoire de ce pays, une femme, de surcroît issue d’une minorité ethnique, afro-asio-américaine, parvenait à cette fonction suprême. 

Le message n’est pas passé inaperçu aux yeux du monde. Il indique clairement qu’en politique, comme dans les autres secteurs de la vie sociale et économique, les barrières historiques empêchant la promotion des femmes tombent. 

Dans le monde arabo-musulman, il en va ou il en ira de même. En France, le mouvement a commencé au début des années 2000 avec l’accession en politique de femmes issues de l’immigration maghrébine et africaine. En effet, dans la politique française, depuis les années 1980, les filles et les garçons d’origine maghrébine ont fait l’objet de traitements différents. Ainsi, alors que les garçons des cités étaient plutôt vus comme des fauteurs de trouble, réfractaires à l’intégration, dès le début des années 2000 la féminisation de l’élite politique de «la diversité» a été menée par les partis. 

La ministre socialiste Najat Belkacem, née au Maroc, était la plus jeune arrivée dans le cénacle, en 2012, avec le président Hollande. Mais le mouvement avait commencé en 2002 avec Tokia Saïfi, sous Jacques Chirac. Là où on attendait la gauche pour assurer ce coup de pouce et rendre visible les populations issues de l’immigration, c’est le président de droite qui lançait donc la diversité en politique avec cette fille d’immigrés algériens dont le père ouvrier était arrivé en France en 1948. Son entrée au gouvernement avait beaucoup marqué l’opinion publique. Et par là même suscité des vocations. 

Puis, à partir de 2004-2005, en vue de la présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy jouait la carte des «beurettes» ( filles d’immigrés maghrébins) avec Rachida Dati, nommée ministre de la Justice. Une fois élu, il n’allait plus nommer que des «femmes» d’origine maghrébine dans ses gouvernements successifs, si l’on excepte Rahma Yade, d’origine sénégalaise. Aucun homme.