Et si l’une des conséquences sociétales de la pandémie de la Covid-19 en France était une poussée violente du racisme et de la xénophobie ?
Il ne s’agit pas d’assombrir encore plus un horizon qui l’est déjà, mais cette interrogation se pose à la vue de l’ampleur des dégâts économiques que subit le pays.
Les experts et psychologues s’accordent sur le fait qu’on ne naît pas raciste mais on le devient.
Le cheminement d’une personne vers ce penchant est d’ordre individuel mais se nourrit d’un contexte général, d’un sentiment d’incertitude, de peur ou de menace.
Ce rejet de l’autre a accompagné les sociétés depuis la nuit des temps et se trouve exacerbé en temps de grande crise ou guerre ou, le cas échéant, de pandémie. L’apparition des premiers cas de coronavirus en France s’est accompagnée par un rebond du racisme à l’égard de la communauté asiatique et spécifiquement chinoise en raison de l’apparition du virus dans la ville de Wuhan au centre de la Chine.
Pour se défendre face à la discrimination qu’ils subissaient, ces ressortissants se sont réfugiés dans l’humour en faisant circuler sur les réseaux sociaux le slogan « je ne suis pas un virus ».
Par la suite avec la propagation du virus sur le territoire français la discrimination et l’hostilité se sont tournées vers les italiens en raison du grand nombre de cas d’infections au coronavirus enregistré dans les régions limitrophes du sud de la France.
Des appels clairs à la fermeture totale des frontières nationales se sont fait entendre par certains politiciens notamment de l’extrême droite.

