Rupture consommée entre Alger et Rabat

Rupture consommée entre Alger et Rabat
Short Url

Rupture consommée entre Alger et Rabat

Rupture consommée entre Alger et Rabat
  • La décision algérienne de rompre les relations diplomatiques avec le Maroc n’est rien d’autre qu’un nouveau palier dans l’escalade voulue par le régime algérien avec son voisin marocain
  • Aussi bien pour l’Europe que pour le monde arabe ou l’Afrique, l’Algérie d’Abdelmadjid Tebboune a officiellement pris l’apparence d’un dangereux pyromane

Une lampe rouge s’est allumée en Afrique du Nord qui nécessite l’attention et l’intervention de toutes les bonnes volontés afin d’empêcher une possible déflagration entre le Maroc et l’Algérie. Car les deux pays viennent de passer à une séquence encore plus dangereuse et plus imprévisible. Outre la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, le projet du gazoduc reliant l’Algérie à l’Espagne via le Maroc est remis en cause avec toutes les conséquences  économiques et stratégiques que cela implique.

La décision algérienne de rompre les relations diplomatiques avec le Maroc n’est rien d’autre qu’un nouveau palier dans l’escalade voulue par le régime algérien avec son voisin marocain.

Même si dans les réalités économiques et politiques de la région, cette initiative ne changera pas grand-chose, il n’en demeure pas moins qu’elle envoie un signal négatif sur les dispositions des actuelles autorités algériennes à aller vers un inconnu dangereux. 

Les relations entre Rabat et Alger étaient déjà au point mort. Leur niveau de coopération frisait le degré zéro au grand désespoir des peuples de la région.

Mais tant que le cadre des relations diplomatiques existait, les apparences étaient sauves et les canaux de communication encore officiellement ouverts. 

La dangerosité de cette attitude algérienne est qu’elle fait planer tous les dangers sur une situation politique déjà inflammable entre les deux pays. 

Le danger est réel d’une escalade militaire ou la floraison des coups bas, devenus d’ailleurs l’incontestable spécialité des militaires algériens depuis leur critiquable gestion de la décennie noire qui avait vu les services algériens manipuler les terroristes du GIA pour réaliser leurs agendas et assouvir leur soif du pouvoir.

Mais le vrai danger réside en fait dans les mobiles de ce divorce. Une belle synthèse entre une névrose gouvernementale, une culture avancée du complot sur fond d’obsession pathologique.