Attal affirme qu'un professeur sur quatre a signé le pacte enseignant

Attal affirme qu'un professeur sur quatre a signé le pacte enseignant
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Attal affirme qu'un professeur sur quatre a signé le pacte enseignant

Attal affirme qu'un professeur sur quatre a signé le pacte enseignant
  • «Un enseignant sur quatre» a signé le pacte visant à confier aux professeurs de nouvelles missions en échange d'un complément de rémunération
  • Cet «outil», a fait valoir le ministre, «permet de mieux rémunérer des enseignants qui remplacent des collègues qui sont absents»

PARIS: "Un enseignant sur quatre" a signé le pacte visant à confier aux professeurs de nouvelles missions en échange d'un complément de rémunération, a affirmé jeudi soir Gabriel Attal, à la surprise des syndicats, dont certains ont épinglé du "bricolage" et parfois un "chantage".

"A l'heure à laquelle je parle, un enseignant sur quatre a signé, s'est engagé dans le pacte. C'est même un sur trois au collège et au lycée professionnel", a déclaré le ministre de l'Education sur le plateau du JT de 20 heures de TF1. "Ça continue à monter", a-t-il ajouté.

Cet "outil", a fait valoir le ministre, "permet de mieux rémunérer des enseignants qui remplacent des collègues qui sont absents". Il a "remercié" les signataires de ce pacte.

Parmi les missions "les plus choisies" par les professeurs des écoles, on compte "les stages de réussite pendant les vacances scolaires et l'heure de soutien en français/maths en 6e", a-t-on indiqué au ministère de l'Education. De leur côté les professeurs de collège et lycée sont nombreux à s'engager dans "le remplacement de courte durée et l'aide aux devoirs", a-t-on précisé de même source.

"Nous sommes très surpris des chiffres donnés par le ministre: ils paraissent très élevés par rapport au constat que l'on peut faire sur le terrain", a réagi auprès de l'AFP Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN-Unsa, premier syndicat des chefs d'établissements.

Le SNPDEN-Unsa avait affirmé mi-septembre qu'aucun pacte enseignant n'était alors signé dans 30% des collèges et lycées, son secrétaire général parlant d'"une allergie collective" à la démarche proposée par le gouvernement.

A l'unisson, Sophie Venetitay, secrétaire générale du SNES-FSU, premier syndicat du second degré (collèges et lycées), s'est également déclarée jeudi soir "très perplexe" sur les chiffres du ministre et sur "la façon dont ils ont été obtenus". "C'est du bricolage institutionnel", a-t-elle estimé.