RENNES: Gabriel Attal a promis vendredi un "sursaut agricole" pour faire face à la colère profonde des campagnes, des mesures d'urgence saluées mais jugées insuffisantes pour lever la mobilisation par la FNSEA après une semaine de blocages.
Abandon de la hausse de la taxe sur le gazole non routier (GNR), indemnités gonflées pour les éleveurs touchés par la maladie des bovins MHE, sanctions lourdes contre trois industriels de l'agro-alimentaire ne respectant pas les lois Egalim sur les prix: il a accédé à quelques-unes des demandes les plus pressantes des manifestants.
Evoquant un "mois de la simplification" d'ici au Salon de l'agriculture qui s'ouvre fin février, le chef du gouvernement a aussi cité notamment les "curages" des cours d'eau ou les délais de recours contre les projets de stockage d'eau et d'extension des bâtiments d'élevage.
"On ne vous lâchera pas. Je ne vous lâcherai pas", a-t-il lancé depuis une exploitation bovine de Montastruc-de-Salies (Haute-Garonne), jetant parfois un oeil sur son discours posé sur un ballot de paille. "On a décidé de mettre l'agriculture au-dessus de tout", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre s'est ensuite immédiatement rendu sur le barrage de Carbonne, sur l'A64, où il s'est lancé dans des échanges animés et amicaux avec les agriculteurs qui campent là depuis une semaine.





