Iran et les pays du GCC discutent du conflit au Yémen

Les Houthis contrôlent une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa, ainsi que la grande ville portuaire de Hodeida. Mais il ne tenaient jusque-là pas de secteurs donnant directement sur Bab el-Mandeb.
Les Houthis contrôlent une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa, ainsi que la grande ville portuaire de Hodeida. Mais il ne tenaient jusque-là pas de secteurs donnant directement sur Bab el-Mandeb.
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Iran et les pays du GCC discutent du conflit au Yémen

Iran et les pays du GCC discutent du conflit au Yémen
  • Le compte rendu iranien de l'échange mentionne "la nécessité de poursuivre la coopération et les efforts diplomatiques afin de prévenir l'extension des tensions et de rétablir la stabilité et la sécurité dans la région".
  • Dans un communiqué distinct consacré au Yémen, la diplomatie iranienne souligne qu'"il est impossible de résoudre la crise yéménite par la poursuite (...) d'une intervention militaire".

TEHERAN: L'Iran et l'Arabie saoudite, qui soutiennent chacun des camps opposés dans la guerre au Yémen, se sont entretenus jeudi soir de "l'escalade des tensions" dans la région, a rapporté la diplomatie iranienne.

Téhéran soutient militairement, financièrement et politiquement les Houthis du Yémen, qui combattent les forces gouvernementales et ont pris jeudi le contrôle d'une ville clé sur la mer Rouge, près du stratégique détroit de Bab el-Mandeb.

L'Arabie saoudite, pays frontalier, aide le gouvernement yéménite à repousser l'offensive des Houthis.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a évoqué avec son homologue saoudien, Faisal ben Farhane, "l'escalade des tensions et l'insécurité croissante dans la région", selon un communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères qui ne mentionne pas spécifiquement le Yémen.

Le compte rendu iranien de l'échange mentionne "la nécessité de poursuivre la coopération et les efforts diplomatiques afin de prévenir l'extension des tensions et de rétablir la stabilité et la sécurité dans la région".

Dans un communiqué distinct consacré au Yémen, la diplomatie iranienne souligne qu'"il est impossible de résoudre la crise yéménite par la poursuite (...) d'une intervention militaire".

Les Houthis ont mené de nombreuses frappes cette semaine sur le sud de l'Arabie saoudite, entraînant des raids saoudiens sur leurs positions au Yémen.

Les Houthis contrôlent une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa, ainsi que la grande ville portuaire de Hodeida. Mais il ne tenaient jusque-là pas de secteurs donnant directement sur Bab el-Mandeb.

Ce passage stratégique, qui relie l'Asie à l'Europe via la mer Rouge et le canal de Suez, a gagné en importance depuis le début de la guerre au Moyen-Orient avec le verrouillage par l'Iran du détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique.

Après des années d'accalmie, le Yémen a replongé dans la guerre en juillet, entraîné dans le conflit régional déclenché fin février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran.

Les Houthis ont annoncé un blocus maritime de l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut. Ils ont visé les navires pétroliers ainsi que des infrastructures du royaume, notamment une raffinerie.