Liban: possible fermeture du TSL en juillet faute de financement

Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a le regret d'annoncer qu'il est confronté à une crise financière sans précédent. (Photo, AFP)
Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a le regret d'annoncer qu'il est confronté à une crise financière sans précédent. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 02 juin 2021

Liban: possible fermeture du TSL en juillet faute de financement

  • Un rapport exclusif de Reuters la semaine dernière a révélé que le tribunal était à court d'argent
  • La fermeture laisserait «des affaires importantes inachevées, au détriment des victimes»

LA HAYE: Le tribunal des Nations unies mis en place pour poursuivre les personnes responsables de l'attentat du 14 février 2005 qui a entraîné la mort du Premier ministre libanais, Rafic Hariri, ainsi que des affaires connexes a déclaré mercredi qu'il devra fermer après juillet s'il n'est pas en mesure de résoudre un grave problème de financement.

«Le Tribunal spécial pour le Liban [TSL] a le regret d'annoncer qu'il est confronté à une crise financière sans précédent. Sans financement immédiat, le Tribunal ne pourra plus fonctionner au-delà de juillet 2021», est-il annoncé dans un communiqué.

Une information exclusive de Reuters la semaine dernière a révélé que le tribunal, qui est financé à 51% par des contributions volontaires et à 49% par le gouvernement libanais, est à court d'argent.

L'année dernière, le tribunal a condamné par contumace l'ancien membre du Hezbollah Salim Jamil Ayyach pour l'attentat à la bombe qui a tué Hariri et 21 autres personnes dans une décision qui fait l'objet d'un appel.

Créé par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies en 2007, le budget 2020 du tribunal était de 55 millions d'euros (67 millions de dollars).

Le communiqué de mercredi mentionne que si le budget 2021 avait été réduit de 37% et qu'une contribution de 15,5 millions de dollars avait été reçue des Nations unies au nom du Liban en mars, d'autres contributions ne s'étaient pas concrétisées.

La fermeture laisserait «des affaires importantes inachevées, au détriment des victimes», a déclaré le greffier David Tolbert dans un communiqué.

Les responsables du tribunal ont informé le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, de la situation, et les juges et autres membres du personnel préparent des mesures pour préserver les archives judiciaires et d'autres mesures «liées à la protection des témoins», selon le communiqué.

La décision serait un coup dur pour les familles des victimes du meurtre de Hariri et des affaires connexes perpétrées à peu près à la même époque qui sont toujours en cours d'examen.

Cela saperait également les appels à la création d'un nouveau tribunal des Nations unies pour traduire en justice les responsables de l'explosion du port de Beyrouth en août dernier, qui a fait plus de 200 morts et 6 500 blessés.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com