Huawei lance son logiciel maison, luttant pour sa survie dans le secteur des smartphones

Wang Chenglu, le développeur de HarmonyOS lors d'une table ronde à Shenzhen, le 1er juin 2021 (Photo, AFP)
Wang Chenglu, le développeur de HarmonyOS lors d'une table ronde à Shenzhen, le 1er juin 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 02 juin 2021

Huawei lance son logiciel maison, luttant pour sa survie dans le secteur des smartphones

  • Le développement de HarmonyOs était suivi de près par le monde de la tech depuis que l'administration Trump a lancé en 2018 une campagne très agressive pour court-circuiter les ambitions de Huawei
  • Les utilisateurs de smartphones HarmonyOS pourront, par exemple, accéder à des fichiers, des documents et d'autres contenus sur des ordinateurs, des téléviseurs, des tablettes

SHENZHEN: Le géant chinois des télécoms Huawei, en butte aux sanctions américaines, a lancé mercredi son système d'exploitation maison, HarmonyOs, afin de mieux lutter pour sa survie dans l'arène des smartphones après avoir été privé de licence Android, propriété de Google.  

Le développement de HarmonyOs était suivi de près par le monde de la tech depuis que l'administration Trump a lancé en 2018 une campagne très agressive pour court-circuiter les ambitions de Huawei, soupçonné par les Etats-Unis d'espionnage.  

Huawei a été placé en 2019 sur liste noire par Washington, ce qui empêche le groupe chinois d'accéder à des technologies américaines pour ses produits, et notamment le système d'exploitation Android, propriété de Google et utilisé par la quasi totalité des fabricants de smartphones hors Apple (avec son iOS).  

Or, jusqu'ici aucune entreprise n'est parvenue à s'attaquer au duopole des systèmes d'exploitation mobile: Blackberry, Windows Phone de Microsoft et le dispositif Fire d'Amazon ont chacun abandonné le champ de bataille.  

HarmonyOS partagera avec Android certains composants librement réutilisables par tous les développeurs (open source). Mais il en a profité pour aller plus loin que le système de Google, intégrant la possibilité d'interagir avec les objets connectés, « un besoin auquel Android et iOS n'ont pas répondu », a affirmé à des journalistes Wang Chenglu, le développeur de HarmonyOS.  

« Avec HarmonyOS, nous n'allions pas simplement produire un autre Android ou iOS », a-t-il déclaré.   

« Nos caractéristiques spéciales sont ce qui manque à Android et iOS ». Les utilisateurs de smartphones HarmonyOS pourront, par exemple, accéder à des fichiers, des documents et d'autres contenus sur des ordinateurs, des téléviseurs, des tablettes, etc, a-t-il ajouté.  

Premier fournisseur mondial d'équipements de stations de base de télécommunications et d'autres équipements de réseau, Huawei s'était lancé dans le secteur des téléphones portables en 2003, en utilisant Android.  

Il était devenu l'un des trois principaux fabricants de smartphones au monde, avec le coréen Samsung et l'américain Apple, occupant même brièvement la place de numéro un, stimulé par la demande chinoise et les ventes sur les marchés émergents.  

Le défi des applications  

Mais les sanctions américaines, qui ont notamment coupé l'entreprise des chaînes d'approvisionnement mondiales en composants, ont plongé son segment de téléphonie mobile dans l'incertitude.   

Selon les analystes, le plus gros défi qui attend Huawei pour le moment réside dans les applications: convaincre suffisamment de développeurs de reprogrammer leurs « apps » et autres contenus pour qu'ils fonctionnent avec HarmonyOS, afin que les consommateurs continuent d'acheter des téléphones Huawei.  

Or, d'après M. Wang, HarmonyOS sera également en mesure d'accepter une large gamme d'applications, même si elles n'ont pas été développées pour lui.  

Etant privé d'Android, Huawei ne pourra en tout cas plus proposer aux utilisateurs de ses smartphones des applications très populaires, comme le navigateur de recherches Google ou sa fonction de cartographie, Google Maps.  

L'accès de Huawei aux puces nécessaires à la fabrication d'un smartphone a également été limité.  

Selon les analystes, Huawei devrait pouvoir résoudre sans difficulté le problème des applications en Chine, son marché intérieur: celles qu'il a développées sont conçues pour ses compatriotes.   

Mais dans le reste du monde, les perspectives sont bien plus sombres.  

« En termes de contenu, lorsque vous parlez de marché international, vous ne pouvez pas vivre sans Google, sans Amazon ou YouTube. Ce sera un défi », a estimé Elinor Leung, responsable de la recherche sur l'internet et les télécommunications en Asie chez CLSA.  

Les problèmes de Huawei ont entraîné un important remaniement de l'entreprise, fondée en 1987 par Ren Zhengfei, ancien ingénieur de l'Armée de libération du peuple qui occupe toujours le poste de PDG.  

Depuis que la pression américaine s'est intensifiée, Huawei s'est rapidement orienté vers de nouvelles lignes de produits considérées comme moins vulnérables et s'est recentré sur son principal marché intérieur.  

Dans une note interne à ses salariés la semaine dernière, Ren Zhengfei a appelé ses salariés à une transformation tous azimuts de son groupe et à accélérer l'autonomie dans les logiciels.   

Ainsi, « les Etats-Unis auront très peu d'emprise sur notre développement futur », avait écrit l'homme d'affaires. 


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.