Feu maîtrisé mais non éteint à la raffinerie de pétrole de Téhéran

Selon la chaîne Telegram de la TV d'État, un porte-parole de la société a dit rejeter «toute spéculation sur un sabotage». (Photo, AFP)
Selon la chaîne Telegram de la TV d'État, un porte-parole de la société a dit rejeter «toute spéculation sur un sabotage». (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 03 juin 2021

Feu maîtrisé mais non éteint à la raffinerie de pétrole de Téhéran

  • «L'accident a été causé par une fuite sur une conduite de secours de gaz liquéfié»
  • Selon la télévision d'État, au moins 18 des réservoirs ont pris feu

TÉHÉRAN: Le spectaculaire incendie ayant dévasté une raffinerie du sud de Téhéran a été "maîtrisé" mais le feu n'y a  pas encore éteint jeudi plus de dix heures après le drame.

"L'incendie de la raffinerie a été maîtrisé et une extinction complète aura lieu d'ici midi" locale, avait écrit le matin l'agence officielle Irna, en citant Chaker Khafaï, porte-parole de la raffinerie de la Tehran Oil Refining Company.

Néanmoins à midi (07H30 GMT) passé, une colonne de fumée noire visible à plusieurs kilomètres s'élevait toujours au-dessus des lieux du sinistre, selon des journalistes de l'AFP. Elle était cependant moins épaisse que la veille.

La télévision d'Etat a diffusé des images de l'incendie et de nombreuses équipes de sapeurs-pompiers à l'oeuvre dans la matinée pour éteindre le feu.

Selon la télévision d'État, au moins 18 des réservoirs ont pris feu.

"L'accident a été causé par une fuite sur une conduite de secours de gaz liquéfié" et "une explosion a provoqué le départ d'incendie, causant la fumée que l'on voit", a déclaré à la télévision d'État Mansour Darajati, chef de la cellule de crise de la capitale iranienne.

Selon le site internet de l'audiovisuel public, M. Darajati a indiqué que le feu s'était déclaré vers 15H00 GMT et qu'il n'y avait "heureusement aucun mort à ce stade".

La raffinerie en feu, en service depuis 1968 appartient à la Tehran Oil Refining Company et a une capacité de 250 000 barils par jour, a précisé l'agence officielle Irna.

Elle est située à la lisière sud de la capitale, sur une vaste zone industrielle distante de quelques centaines de mètres seulement de quartiers d'habitation. 

Selon la chaîne Telegram de la TV d'État, un porte-parole de la société a dit rejeter "toute spéculation sur un sabotage". "L'accident s'est produit à la suite d'un problème technique et nous sommes actuellement en train de contrôler le feu."

Un reporter de la télévision d'État à proximité des lieux avait déclaré que l'incendie était "énorme" et que "certains des réservoirs de stockage brûlaient".

L'incendie de la raffinerie est survenu quelques heures après que la Marine iranienne eut annoncé mercredi le naufrage en mer d'Oman d'un de ses plus gros bâtiments, long de plus de 200 m, après des heures de lutte contre un incendie d'origine obscure.

Les accidents industriels sont fréquents en Iran.

Selon des médias iraniens, neuf personnes ont été blessées le 23 mai après une déflagration dans une usine de fabrication de poudre et d'explosifs dans le centre du pays.

Trois jours plus tard, une explosion dans un centre pétrochimique sur le Golfe a tué une personne.

Par ailleurs, Israël, ennemi de la République islamique d'Iran, apparaît comme le suspect numéro un pour deux accidents survenus au cours des douze derniers mois dans des installations du programme nucléaire iranien et qualifiés par Téhéran d'actes de sabotage.

Compte tenu des tensions avec Israël, certains dans le pays ont tendance à voir dans chaque accident la main des services israéliens, mais pour d'autres, les sanctions américaines, qui isolent presque totalement l'Iran du reste du monde et compliquent l'entretien des infrastructures industrielles sont une explication plus convaincante.


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.