Aux Etats-Unis, l'activité des entreprises peine à repartir car les travailleurs manquent

«Il est difficile pour de nombreuses entreprises d'embaucher de nouveaux travailleurs, en particulier des travailleurs à bas salaires horaires, des chauffeurs (...) et des commerciaux qualifiés». (Photo, AFP)
«Il est difficile pour de nombreuses entreprises d'embaucher de nouveaux travailleurs, en particulier des travailleurs à bas salaires horaires, des chauffeurs (...) et des commerciaux qualifiés». (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 03 juin 2021

Aux Etats-Unis, l'activité des entreprises peine à repartir car les travailleurs manquent

  • «Le manque de candidats à l'emploi a empêché certaines entreprises d'augmenter leur production»
  • Pourtant, 16 millions de personnes touchent toujours le chômage

WASHINGTON: Primes, salaires plus élevés, télétravail... Les entreprises américaines tentent de séduire les travailleurs, les difficultés à recruter limitant leur reprise d'activité, selon une enquête de la Banque centrale (Fed) publiée mercredi, deux jours avant les chiffres des créations d'emplois et du chômage.

"Il est difficile pour de nombreuses entreprises d'embaucher de nouveaux travailleurs, en particulier des travailleurs à bas salaires horaires, des chauffeurs (...) et des commerciaux qualifiés", souligne la Banque centrale américaine dans son Livre beige, une étude réalisée auprès des entreprises entre la mi-avril et le 25 mai.

"Le manque de candidats à l'emploi a empêché certaines entreprises d'augmenter leur production", les contraignant même parfois "à réduire leurs heures d'ouverture", détaille la Fed.

Ce rapport est de mauvais augure à deux jours de la publication de celui sur l'emploi de mai. Les analystes attendent 720 000 créations d'emplois et une petite baisse du chômage à 5,9%, mais la forte déception du mois d'avril est encore dans toutes les têtes: 266 000 emplois seulement avaient été créés, contre un million attendu.

Hôtels, restaurants, salles de sport, parcs de loisirs, stades: la première économie du monde reprend vie, plus de la moitié des adultes américains étant désormais entièrement vaccinés.

Mais les entreprises ne parviennent pas à convaincre les travailleurs de revenir. Particulièrement dans les emplois les moins bien payés. 

Horaires réduits

Ainsi, des restaurateurs de Saint Louis (Missouri, centre) qui avaient organisé un salon de l'emploi pour recruter une centaine de personnes ont eu la mauvaise surprise de ne rencontrer qu'une douzaine de candidats.

Dans la région de Cleveland (Ohio, nord), "des détaillants et restaurants ont indiqué qu'ils fonctionnaient avec des horaires réduits ou avaient des emplacements fermés parce qu'ils manquaient de personnel", souligne l'enquête de la Fed.

Pourtant, 16 millions de personnes touchent toujours le chômage. Les craintes liées à la situation sanitaire persistent, et les écoles n'ont pas toutes rouvert à temps plein, posant des problèmes de garde.

Par ailleurs, les républicains pointent du doigt les généreuses allocations chômage versées face au Covid-19, qui, selon eux, n'incitent pas à retourner au travail.

Ces aides supplémentaires, accordées à des travailleurs qui n'y ont habituellement pas droit, comme les indépendants, et prolongées même pour ceux dont les droits ont expiré, seront supprimées dès juin ou juillet dans les États républicains. 

Et les entreprises anticipent des difficultés persistantes dans les mois à venir.

Pour tenter de séduire les candidats à l'emploi et de conserver les employés, primes et salaires plus élevés ne suffisent pas. Les entreprises offrent aussi la possibilité de télétravailler, désormais très prisée, et même des horaires de travail réduits par rapport à la concurrence.

Prix en hausse

La situation de l'emploi s'est cependant améliorée, notamment dans la restauration, l'hôtellerie et la vente au détail, indique la Fed. Et signe d'un fort regain d'activité, la demande en services de transport est, sauf dans les ports, "exceptionnellement élevée".

La Chambre de commerce américaine s'inquiète elle aussi de ces difficultés et plaide auprès des responsables politiques pour aider les entreprises, demandant que des fonds soient alloués à la formation pour les secteurs qui recrutent, que les systèmes de garde d'enfants soient abordables financièrement et que les frontières s'ouvrent plus largement aux travailleurs immigrés. 

D'autant plus que les entreprises font face à d'autres difficultés, à commencer par les obstacles à l'approvisionnement au niveau mondial et les pénuries, notamment de puces, qui empêchent des usines de tourner à plein régime et de répondre à la forte demande.

Et cela "intensifie la pression sur les coûts", avec des prix en hausse continue.

L'inflation aux États-Unis a accéléré en avril, à 3,6% sur un an, sa plus forte hausse depuis 2007, selon l'indice PCE publié vendredi.

La Fed vise une inflation de 2% à long terme et pense, pour atteindre cette cible, qu'il faudra la dépasser pendant un moment, sans pour autant resserrer immédiatement sa politique monétaire ce qui risquerait de ralentir la reprise.

Malgré les inquiétudes des marchés, les responsables de l'institution monétaire anticipent majoritairement une inflation seulement temporaire, liée à des facteurs transitoires.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.