Washington promet de soutenir Israël « quel que soit le gouvernement »

Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a été reçu en grande pompe jeudi par son homologue américain Lloyd Austin au Pentagone. (Photo, AFP)
Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a été reçu en grande pompe jeudi par son homologue américain Lloyd Austin au Pentagone. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 04 juin 2021

Washington promet de soutenir Israël « quel que soit le gouvernement »

  • Le gouvernement US confirme son intention de contribuer au renflouement du 'Dôme de Fer' en recevant le ministre israélien de la Défense Benny Gantz
  • Blinken, Austin et Sullivan ont chacun insisté sur la réduction des tensions et la nécessité d'accélérer l'aide humanitaire et à la reconstruction pour Gaza

WASHINGTON : Le gouvernement américain, qui a reçu jeudi le ministre israélien de la Défense Benny Gantz, a promis de soutenir Israël quel que soit son futur Premier ministre, au moment où une coalition s'est formée pour évincer Benjamin Netanyahu du pouvoir.

« Nous n'allons pas parler de la formation d'un gouvernement tant qu'elle est en cours », a dit le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price devant la presse.

Pour autant, il a assuré que le « soutien indéfectible » des Etats-Unis pour Israël demeurerait inchangé « quoi qu'il arrive, quel que soit le gouvernement ».

« Rien ne changera même si le gouvernement change », a-t-il insisté, confirmant notamment l'intention de Washington de contribuer au renflouement du bouclier antiprojectiles de l'Etat hébreu, dont les missiles ont été fortement utilisés lors des onze jours de conflit avec le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza en mai.

En recevant Benny Gantz au Pentagone, le ministre américain de la Défense Lloyd Austin a rappelé que le président Joe Biden avait « exprimé son plein soutien au renflouement du 'Dôme de Fer' d'Israël », « qui a sauvé tant de vies innocentes lors du récent conflit ».

Les opposants à Benjamin Netanyahu ont annoncé mercredi soir in extremis être parvenus à former une coalition hétéroclite, qui pourrait évincer le chef du gouvernement du pouvoir dans les prochains jours. Ce changement interviendrait alors que les Etats-Unis ont été contraints de s'investir diplomatiquement dans le dossier israélo-palestinien lors de la récente escalade militaire.

Le président Biden, qui connaît « Bibi » de longue date, entretient avec lui des relations ambivalentes. Il a longuement tardé, après son arrivée à la Maison Blanche en janvier, avant d'avoir sa première conversation téléphonique avec cet allié-clé que son prédécesseur Donald Trump avait choyé comme jamais.

Mais lors du conflit du mois de mai, le démocrate a été critiqué par une partie de son propre camp pour avoir semblé laisser dans un premier temps Benjamin Netanyahu riposter aux roquettes du Hamas sans réclamer clairement un cessez-le-feu.

« Nous voulons une sécurité durable pour les Israéliens comme pour les Palestiniens », a dit Lloyd Austin devant Benny Gantz, insistant sur « l'importance d'une réduction des tensions en Cisjordanie et à Jérusalem ».

Il a aussi, comme le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken et le conseiller de la Maison Blanche pour la sécurité nationale Jake Sullivan, qui avaient chacun reçu le ministre israélien un peu plus tôt, souligné la nécessité d'accélérer l'aide humanitaire et à la reconstruction pour Gaza.

Benny Gantz a de son côté insisté sur le fait que tout compromis entre Washington et Téhéran pour relancer l'accord moribond sur le nucléaire iranien, dénoncé comme trop faible par l'Etat hébreu, devait « remplir réellement son objectif d'empêcher l'Iran de se doter d'armes nucléaires ».


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.

 

 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.