Gaza: besoins sanitaires pour près de 200 000 personnes, selon l'OMS

Un garçon palestinien est assis près d'immeubles résidentiels détruits lors des récentes frappes israéliennes, le 1er juin 2021, à Beit Hanoun dans le nord de la bande de Gaza (Photo, AFP)
Un garçon palestinien est assis près d'immeubles résidentiels détruits lors des récentes frappes israéliennes, le 1er juin 2021, à Beit Hanoun dans le nord de la bande de Gaza (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 02 juin 2021

Gaza: besoins sanitaires pour près de 200 000 personnes, selon l'OMS

  • L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé mercredi que près de 200 000 personnes avaient des besoins sanitaires dans l'enclave palestinienne de Gaza
  • L'OMS estime que ce conflit a provoqué le déplacement de plus de 77 000 personnes et que 30 infrastructures de santé ont été endommagées dans la bande de Gaza

LE CAIRE: L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé mercredi que près de 200 000 personnes avaient des besoins sanitaires dans l'enclave palestinienne de Gaza, dévastée par une nouvelle guerre entre le Hamas et Israël.  

« L'OMS élargit sa réponse visant à fournir de l'aide sanitaire à presque 200 000 personnes dans le besoin à travers » le territoire palestinien, a indiqué dans un communiqué son bureau en Méditerranée orientale.  

Du 10 au 21 mai, 254 Palestiniens ont été tués par des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, parmi lesquels 66 enfants et de nombreux combattants, selon les autorités locales. En Israël, les tirs de roquettes et de missiles antichar depuis Gaza ont fait 12 morts, incluant un enfant, une adolescente et un soldat.  

L'OMS estime que ce conflit a provoqué le déplacement de plus de 77 000 personnes et que 30 infrastructures de santé ont été endommagées dans la bande de Gaza.  

Les besoins sont multiples, car selon Rik Peeperkorn, le chef du bureau de l'OMS pour Gaza et la Cisjordanie, « les vies des Palestiniens se détériorent. Beaucoup de personnes affectées par le conflit ont des besoins urgents et doivent faire face à d'autres menaces sanitaires comme le Covid-19 ».  

Il ne donne pas plus de précisions sur le type d'aide sanitaire dont a besoin l'enclave palestinienne mais souligne que l'OMS a déjà fourni du soutien médical pour « plus de 2 000 blessés bénéficiaires dans la bande de Gaza », un micro-territoire où vivent plus de deux millions d'habitants sous un strict blocus israélien depuis près de 15 ans.   

Le Dr. Peeperkorn réclame « un accès sans entrave pour l'aide humanitaire et au développement, ainsi que pour le personnel, à Gaza ».  

Selon l'OMS, la pandémie de Covid-19 est une « menace persistante » et l'organisation sanitaire a soutenu avec l'Unicef et Covax, le système mondial de fourniture de vaccins aux pays pauvres, « la livraison de 260 000 doses de vaccins » dans les territoires palestiniens.  

Plus de 337 000 cas de Covid-19, dont 3 765 morts, ont été enregistrés dans les territoires palestiniens, « avec un accroissement des cas positifs à Gaza ces dernières semaines », selon l'organisation.  

Le 20 mai, l'OMS avait estimé que sept millions de dollars seraient nécessaires sur six mois pour répondre à la crise sanitaire accrue en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza.   

« A ce jour, 2,3 millions de dollars ont été reçus », précise le communiqué mercredi. 


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.