Riyad espère lever $55 milliards grâce à un plan de privatisation

Mohammed Al-Jadaane a révélé le plan de privatisation récemment annoncé par Riyad, et qui comprend l'identification de 160 projets dans seize secteurs. (Photo, AFP/Archives)
Mohammed Al-Jadaane a révélé le plan de privatisation récemment annoncé par Riyad, et qui comprend l'identification de 160 projets dans seize secteurs. (Photo, AFP/Archives)
Short Url
Publié le Vendredi 04 juin 2021

Riyad espère lever $55 milliards grâce à un plan de privatisation

  • Le ministre saoudien des Finances a inauguré une conférence de haut niveau avec le ministre italien de l'Économie et des Finances et plusieurs grands argentiers du G20
  • Al-Jadaane a de plus ajouté que le financement du développement durable et des infrastructures de qualité font partie des préoccupations du G20

RIYAD : L'Arabie saoudite compte lever $55 milliards dans le cadre d'un plan de privatisation, a déclaré jeudi le ministre des Finances du Royaume.

Mohammed Al-Jadaane a révélé le plan de privatisation récemment annoncé par Riyad, et qui comprend l'identification de 160 projets dans seize secteurs, en particulier les secteurs des ventes d'actifs et des partenariats public-privé.

«Notre objectif est lever environ $55 milliards du plan de privatisation, dont $16,5 milliards en partenariats public-privé», explique-t-il.

Al-Jadaane a fait part de l’enthousiasme général face au recours «au secteur privé pour gérer et financer les infrastructures, les services de santé, les réseaux de transport urbain, les édifices scolaires, les services aéroportuaires, les usines de dessalement d'eau et le traitement des eaux usées à travers ces partenariats». L’objectif serait avant tout «d'assurer une meilleure mise en œuvre, plus rentable et efficace, qui réduise l'utilisation de matériaux et d'énergie tout en fournissant des produits et des services excellents au profit des citoyens et du monde en général» .

Al-Jadaane a inauguré une conférence de haut niveau intitulée « 2021 G20 Infrastructure Investors Dialogue: Financing Sustainable Infrastructure for the Recovery » (Le Dialogue 2021 du G20 des investisseurs dans les infrastructures : Financement d'infrastructures durables pour une reprise économique), avec le ministre italien de l'Économie et des Finances Daniele Franco, en présence de plusieurs ministres des Finances du G20, d'organisations internationales et régionales, de représentants du secteur privé, d'investisseurs de premier rang et de gestionnaires d'actifs.

Le ministre des Finances a en outre souligné que les infrastructures jouent un rôle important dans la promotion des activités économiques, soutiennent fondamentalement la productivité et fournissent une base solide pour une croissance forte, inclusive et durable.

Al-Jadaane a de plus ajouté que le financement du développement durable et des infrastructures de qualité font partie des préoccupations du G20, et le fait d’arriver à combler le déficit de financement des infrastructures nécessitera plus d'efforts.

Il a ainsi signalé que le G20, sous la présidence du Royaume l'année dernière, avait préparé le rapport du Groupe des Vingt, en collaboration avec l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), et la participation d’investisseurs institutionnels et de gestionnaires d'actifs dans le domaine des infrastructures.

Le rapport a été bien accueilli par les leaders des pays du G20, ainsi que par les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales.

L’objectif de la conférence est de profiter des résultats positifs obtenus par le groupe du G20 au cours de l'année dernière, ponctuée par de nombreux forums avec des investisseurs en infrastructures.

L'Arabie saoudite est membre de la troïka du G20. À cet effet, le Royaume souhaite soutenir les efforts du groupe afin de parvenir à une croissance économique forte, équilibrée, durable et inclusive.

La conférence est aussi une occasion de présenter un programme orienté vers l'action pour le dialogue avec les investisseurs en vue d'investir dans les infrastructures transformationnelles, qui sera discuté lors d'une réunion des ministres des finances avec des gouverneurs des banques centrales en octobre sous la présidence italienne du G20.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Short Url
  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

Short Url

Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.