Chypre construit un centre de formation sur la sécurité frontalière et la cyber-sécurité

Le navire de forage offshore "Tungsten Explorer" au large de la ville chypriote de Larnaca. La découverte de réserves de gaz dans les eaux territoriales chypriotes a renforcé la situation stratégique de l'île à l'Est de la Méditerranée. (Photo, AFP)
Le navire de forage offshore "Tungsten Explorer" au large de la ville chypriote de Larnaca. La découverte de réserves de gaz dans les eaux territoriales chypriotes a renforcé la situation stratégique de l'île à l'Est de la Méditerranée. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 04 juin 2021

Chypre construit un centre de formation sur la sécurité frontalière et la cyber-sécurité

  • Le Cyclops, pour « Cyprus Centre for Land, Open-seas, and Port Security », sera financé par les USA et accueillera des pays de l’UE et du Moyen Orient
  • ​​​​​​​Pour Washington, le centre permettra de renforcer la lutte contre « les acteurs régionaux nuisibles et les organisations extrémistes violentes »

LARNACA : Un centre de formation en sécurité, financé par les Etats-Unis, destiné à renforcer la sécurité des frontières régionales, sera opérationnel d'ici janvier 2022 dans le sud de Chypre, a annoncé jeudi un ministre de la petite île méditerranéenne.

Lors d'une visite sur le chantier du futur centre, le Cyclops (Cyprus Centre for Land, Open-seas, and Port Security), le chef de la diplomatie chypriote Nikos Christodoulides a affirmé que le Cyclops ouvrirait ses portes le 16 janvier 2022 et serait doté d'équipements d'une valeur totale de deux millions d'euros.

« L'implantation d'un centre de formation régional appartenant à Chypre est un pion pour renforcer nos relations (avec les Etats-Unis, ndlr) en termes de sécurité », a déclaré le ministre chypriote des Affaires étrangères.

Plusieurs pays européens et quelques pays du Moyen-Orient ont fait savoir leur « fort intérêt » pour les formations portant sur le contrôle des douanes et la cyber-sécurité, a-t-il affirmé.

Egalement présente lors de cette visite, l'ambassadrice américaine à Chypre Judith Garber a estimé que le Cyclops « apportera plus de sécurité à la région ».

Le chantier a débuté en janvier près du port de Larnaca, à la suite d'un accord signé en septembre 2020 avec Mike Pompeo, alors secrétaire d'Etat américain.

Pour Washington, le Cyclops permettra de soutenir ses « efforts pour infléchir les risques de prolifération que représentent les acteurs régionaux nuisibles et les organisations extrémistes violentes », selon un communiqué alors publié sur le site de l'ambassade américaine à Chypre.

Située en Méditerranée orientale, l'île de Chypre fait partie de l'Union européenne et entretient des relations apaisées avec les pays voisins, comme l'Egypte, Israël, le Liban, des raisons qui ont motivé son choix pour l'installation du Cyclops, selon Nicosie.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.