L'Iran dénonce la suspension «inacceptable» de son droit de vote à l'ONU

Dans une lettre au secrétaire général de l'ONU, Mohammad Javad Zarif écrit que son pays «rejette» cette suspension, qui, selon lui, est "fondamentalement viciée et inacceptable". (Photo, AFP)
Dans une lettre au secrétaire général de l'ONU, Mohammad Javad Zarif écrit que son pays «rejette» cette suspension, qui, selon lui, est "fondamentalement viciée et inacceptable". (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 04 juin 2021

L'Iran dénonce la suspension «inacceptable» de son droit de vote à l'ONU

  • Les Nations unies réclament à Téhéran des arriérés dont le montant s'élève à 16,2 millions de dollars
  • Téhéran argue que ses arriérés à l'ONU sont le résultat des sanctions financières américaines à son égard

TEHERAN  : L'Iran a dénoncé jeudi la décision selon lui "fondamentalement viciée et inacceptable" des Nations unies de le priver de son droit de vote à l'Assemblée générale de l'ONU.

La République islamique a vu son droit de vote suspendu en janvier en vertu de l'article 19 de la Charte des Nations unies prévoyant une telle privation temporaire pour tout pays dont le montant des arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées.

Téhéran argue que ses arriérés à l'ONU sont le résultat des sanctions financières américaines à son égard, rétablies en 2018 par l'ancien président Donald Trump et qui privent l'Iran d'un accès au système financier international.

Dans une lettre au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres publiée sur son compte Twitter, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif écrit que son pays "rejette" cette suspension.

"Cette décision est fondamentalement viciée (et) totalement inacceptable (...) puisque l'incapacité de l'Iran à honorer ses obligations financières vis-à-vis des Nations unies est la conséquence directe" des sanctions américaines, et donc "totalement indépendante de (la) volonté" de l'Iran, poursuit-il.

M. Zarif exhorte la direction des Nations unies à "rester fidèle à l'objet et aux principes de la Charte des Nations unies et à s'abstenir de toute décision trahissant le principe de l'égalité souveraine des Etats et nuisant au multilatéralisme".

Dans une lettre adressée le 28 mai au président de l'Assemblée générale des Nations unies, M. Guterres indique que cinq pays membres sont actuellement privés du droit de vote aux termes de l'article 19 de la Charte et que l'Iran doit régler quelque 16,2 millions de dollars pour sortir de cette procédure.

Néanmoins, écrit M. Guterres, l'Assemblée générale peut autoriser un pays tombant sous le coup de l'article 19 à voter "si elle constate que l'incapacité à payer est due à des conditions indépendantes de la volonté de l'Etat membre".

«Discussions très approfondies»

"Nous avons des discussions très approfondies avec la République islamique pour leur permettre de régler leur dû", a déclaré Stéphane Dujarric, le porte-parole des Nations unies, lors de son point presse quotidien en réponse à une question sur la situation de l'Iran.

"Ce n'est pas faute d'essayer de notre côté ou du leur (...) mais ce pays est sous le coup d'un certain nombre de sanctions bilatérales qui rendent les choses assez compliquées", a ajouté M. Dujarric.

Quant à la décision d'autoriser le vote d'un Etat membre tombant sous le coup de la "procédure mécanique" prévue à l'article 19, elle est du ressort "des Etats membres", a-t-il dit 

Le rétablissement de sanctions économiques américaines contre l'Iran est la conséquence de la décision de M. Trump de dénoncer unilatéralement en 2018 l'accord international sur le nucléaire iranien, conclu trois ans plus tôt à Vienne et validé par la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU.

En riposte, l'Iran s'est affranchi depuis 2019 de la plupart des limites à son programme nucléaire controversé qu'il avait acceptées à Vienne en échange d'un allègement des sanctions internationales le visant.

Joe Biden, qui a succédé à M. Trump à la tête des Etats-Unis en janvier, dit vouloir réintégrer son pays à ce pacte.

Des négociations ont commencé dans la capitale autrichienne en avril. Au coeur des débats: la levée des sanctions imposées par Washington contre Téhéran depuis 2018 en échange du retour de Téhéran au respect plein et entier de l'accord.

Un nouveau cycle de ces discussions doit débuter la semaine prochaine.


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.


Les sirènes d'alerte aérienne retentissent à Bahreïn 

Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
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  • Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn
  • "Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche"

MANAMA: Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn, après que l'armée du royaume a dit avoir intercepté des attaques de l'Iran, qui vise depuis plusieurs jours ses voisins alliés des Etats-Unis.

"Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur X.