Ai Weiwei se pose à Lisbonne où il a choisi de vivre

Short Url
Publié le Vendredi 04 juin 2021

Ai Weiwei se pose à Lisbonne où il a choisi de vivre

L'artiste dissident chinois Ai Weiwei avec son fils Ai Lao dans une rue du quartier berlinois de Prenzlauer Berg, à son arrivée dans la capitale allemande le 5 août 2015, après une interdiction de voyager de quatre ans. (Frank Zeller/AFP)
  • L'artiste chinois Ai Weiwei propose à partir de vendredi une immersion dans son univers à travers une exposition à Lisbonne
  • Les quelque 80 œuvres de "Rapture" seront exposées jusqu'au 28 novembre à la Cordoaria nacional à Lisbonne

LISBONNE : Une statue en liège, un panneau d'azulejos ou un rouleau de papier en marbre : l'artiste chinois Ai Weiwei propose à partir de vendredi une immersion dans son univers à travers une exposition à Lisbonne où il dévoile des créations inédites avec des matériaux traditionnels portugais.

"Bienvenue dans mon pays, au Portugal!", lance aux journalistes l'artiste qui s'est installé dans l'Alentejo (sud) à l'occasion de la présentation aux médias de l'exposition "Rapture" (enlèvement).

"Je me sens bien ici... ce n'est pas toujours facile à expliquer pourquoi", précise à l'AFP Ai Weiwei qui a choisi de vivre au Portugal juste avant la pandémie de Covid-19.

"Rapture" retrace la dualité du parcours de cette figure emblématique de la contestation chinoise, qui est tombé en disgrâce pour ses critiques contre le régime de son pays.

"L'exposition révèle les deux côtés de Ai Weiwei", l'artiste qui puise l'inspiration "dans ses racines culturelles" et le "côté plus militant de son œuvre", explique Marcello Dantas, le commissaire de l'exposition.

Photographe, cinéaste ou sculpteur, c'est l'occasion pour le public de découvrir les multiples facettes de l'artiste, connu par ses prises de position engagées et ses œuvres d'art monumentales comme "Forever Bicycles", une installation géante, composée de centaines de vélos identiques, qui est le point de départ de cette exposition.

Un parcours qui se poursuit par des œuvres emblématiques telles que "snake ceiling" (plafond au serpent), un énorme serpent accroché au plafond, qui rappelle les enfants morts dans les bâtiments scolaires effondrés lors du tremblement de terre de 2008 au Sichuan, ou encore "law of the Journey" (la loi du voyage), un canot pneumatique avec à son bord des dizaines de réfugiés.

"C'est la première fois que ces œuvres se retrouvent ensemble dans la même exposition", souligne Ai Weiwei qui se sent très créatif depuis son installation au Portugal.

"La pandémie a été tragique pour le monde mais pour moi cette période a été très productive", observe l'artiste de 63 ans, qui a été inspiré notamment par la crise sanitaire.

Parmi les œuvres inédites de cette exposition, figure une sculpture en marbre d'environ 1,60 mètre, en forme de rouleau, en référence à la course au papier toilette pendant la pandémie ou encore une statue en liège de l'artiste. 

Les quelque 80 œuvres de "Rapture" seront exposées jusqu'au 28 novembre à la Cordoaria nacional à Lisbonne.

 


Mort de Déwé Gorodey, figure de la littérature et de l'indépendantisme de Nouvelle-Calédonie

Déwé Gorodey est aussi l'autrice de plusieurs recueils de nouvelles, d'aphorismes et d'une pièce de théâtre (Photo, Facebook).
Déwé Gorodey est aussi l'autrice de plusieurs recueils de nouvelles, d'aphorismes et d'une pièce de théâtre (Photo, Facebook).
Short Url
  • Souffrant depuis de nombreuses années d'un cancer, Déwé Gorodey est décédée à l'hôpital de Poindimié
  • C'est derrière les barreaux qu'elle compose son premier recueil de poésie

NOUMÉA: Déwé Gorodey, la première romancière kanake et pionnière de la lutte pour l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie, est décédée dimanche à l'âge de 73 ans, a annoncé le gouvernement, suscitant un hommage unanime du monde culturel et politique de l'archipel et de la métropole.

Souffrant depuis de nombreuses années d'un cancer, Déwé Gorodey est décédée à l'hôpital de Poindimié, sur la côte est, a précisé le gouvernement de ce territoire français du Pacifique sud.

Le gouvernement collégial calédonien a rendu hommage à une "femme politique indépendantiste et écrivain kanak de renom international, qui a marqué la vie" de l'exécutif local, dont elle a été membre pendant 20 ans de 1999 à 2019, en charge notamment de la culture, de la condition féminine et de la citoyenneté.

Le FLNKS, coalition historique de la lutte kanak, a salué "une grande dame de cœur et d'esprit", qui "a lutté de tout temps pour la liberté de son peuple et la pleine souveraineté de son pays".

"Immense poétesse, romancière d’avant-garde, militante convaincue, amoureuse de sa terre calédonienne et du peuple qu’elle vit souffrir et chanter, Déwé Gorodey laisse orphelins non seulement les enfants de la culture calédonienne, mais tous les amoureux de la beauté et de la liberté", a souligné le ministère chargé des Outre-mer.

"L'action est vaste, multiple, mais retenons ce qui était sa bataille de cœur, la défense de la culture et de l'identité kanak", a pour sa part réagi dans un communiqué la ministre française de la Culture, Rima Abdul Malak.

La ministre a salué la mémoire d'une "femme fière et généreuse à qui rendre hommage aujourd'hui est un devoir et un honneur".

Née en 1949 à Ponérihouen, dans le nord-est de la Nouvelle-Calédonie, Déwé Gorodey poursuit des études de lettres entre 1969 et 1973 en France métropolitaine, à Montpellier (sud), où elle s'ouvre à la fois à l'écriture et à la politique, s'imprégnant des idées contestataires et de libération de mai 68.

Dès son retour dans son île natale, elle s'engage dans les premiers mouvements indépendantistes kanaks et participe à des actions militantes, qui lui vaudront plusieurs séjours en prison. Elle était membre du Palika (parti de libération kanak), l'une des deux principales composantes du FLNKS.

C'est derrière les barreaux qu'elle compose son premier recueil de poésie intitulé "Sous les cendres des conques", œuvre militante et hymne à sa culture océanienne.

Déwé Gorodey est aussi l'autrice de plusieurs recueils de nouvelles, d'aphorismes et d'une pièce de théâtre. En 2005, cette militante féministe publie "L'Épave", premier roman kanak jamais publié, qui brise le tabou des abus sexuels et des violences faites aux femmes.

Le monde culturel calédonien a salué l'héritage de son action au sein du gouvernement, citant notamment la création de la Maison du livre, l'Académie des langues kanak, le Salon international du livre océanien (Silo), ou encore le Pôle export de la musique et de la danse (Poemar).


Un Picasso volé retrouvé en Irak

Les employés d’une galerie tiennent une œuvre de l’artiste espagnol Pablo Picasso, intitulée Femme au béret et à la robe quadrillée (Marie-Thérèse Walter), dont le prix est estimé à 50 millions de dollars. (AFP)
Les employés d’une galerie tiennent une œuvre de l’artiste espagnol Pablo Picasso, intitulée Femme au béret et à la robe quadrillée (Marie-Thérèse Walter), dont le prix est estimé à 50 millions de dollars. (AFP)
Short Url
  • Cette toile, dont la valeur s’élèverait à plusieurs millions de dollars (1 dollar = 0,98 euro), a été saisie auprès d’un groupe de trafiquants de drogue après une perquisition menée fin juillet
  • Les détails du tableau n’ont pas encore été révélés. La fondation Pablo Picasso, chargée de promouvoir et de gérer les œuvres de l’artiste, n’a pas non plus publié de communiqué

DUBAÏ: Les autorités irakiennes ont annoncé cette semaine qu’elles avaient retrouvé samedi un tableau original du célèbre peintre espagnol Pablo Picasso dans la province irakienne de Diyala, rapporte l’Agence de presse irakienne.

Cette toile, dont la valeur s’élèverait à plusieurs millions de dollars (1 dollar = 0,98 euro), a été saisie auprès d’un groupe de trafiquants de drogue après une perquisition menée fin juillet.

«La Direction de la lutte contre les stupéfiants a mené une opération dans le gouvernorat de Diyala, au cours de laquelle un réseau de trois accusés impliqués dans le commerce et le transport de stupéfiants a été arrêté. Un tableau appartenant au peintre international Picasso, estimé à des millions de dollars, a été saisi en leur possession», déclare à l’Agence le directeur du bureau de presse chargé de la lutte contre les stupéfiants, le colonel Bilal Sobhi.

«Il s’agit d’une opération majeure, organisée par la Direction générale de lutte contre les stupéfiants», ajoute-t-il.

Les détails du tableau n’ont pas encore été révélés. La fondation Pablo Picasso, chargée de promouvoir et de gérer les œuvres de l’artiste, n’a pas non plus publié de communiqué.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Décès à 72 ans de Nicholas Evans, auteur de «L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux»

L'écrivain britannique Nicholas Evans est mort d'une crise cardiaque à l'âge de 72 ans, a annoncé lundi son agent. (Getty Images).
L'écrivain britannique Nicholas Evans est mort d'une crise cardiaque à l'âge de 72 ans, a annoncé lundi son agent. (Getty Images).
Short Url
  • «United Agents est très triste d'annoncer le décès de l'auteur célébré Nicholas Evans qui est mort soudainement mardi, à la suite d'une crise cardiaque»
  • Il est surtout connu pour son premier roman qui a rencontré un énorme succès, «L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux» («The Horse Whisperer»), publié en 1995 et vendu à quinze millions d'exemplaires dans le monde

LONDRES : L'écrivain britannique Nicholas Evans, auteur notamment du best-seller adapté au cinéma "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux", est mort d'une crise cardiaque à l'âge de 72 ans, a annoncé lundi son agent.

Son décès a eu lieu le 9 août mais n'a été rendu public que presque une semaine plus tard dans un communiqué: "United Agents est très triste d'annoncer le décès de l'auteur célébré Nicholas Evans qui est mort soudainement mardi, à la suite d'une crise cardiaque".

Né dans le centre de l'Angleterre en 1950, il a étudié le droit à Oxford avant de devenir journaliste, pour la presse locale puis la télévision.

Il est surtout connu pour son premier roman qui a rencontré un énorme succès, "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux" ("The Horse Whisperer"), publié en 1995 et vendu à quinze millions d'exemplaires dans le monde.

Le roman raconte l'histoire d'une jeune fille gravement blessée dans un accident de cheval, au cours duquel sa meilleure amie est tuée et son animal mutilé. Pour la guérir, sa mère décide une expédition de la dernière chance dans le Montana où vit le "chuchoteur" Tom Booker qui a la réputation de soigner les chevaux les plus difficiles.

Le livre a été adapté au cinéma par Robert Redford, à la fois le réalisateur, l'acteur et le producteur de cet hymne aux grands espaces, à la nature vierge et aux chevaux.

Sorti en 1998, le film avec Scarlett Johansson et Kristin Scott Thomas, a été nommé aux Oscars, sans remporter de prix.