Barrage: toute action de l'Ethiopie est un acte unilatéral inacceptable, affirme l'Egypte

Des topographes effectuent des mesures au barrage de la Renaissance près de Gouba en Éthiopie. (Photo, Archives/AFP)
Des topographes effectuent des mesures au barrage de la Renaissance près de Gouba en Éthiopie. (Photo, Archives/AFP)
Toute mesure prise par l'Éthiopie sur le barrage de la Renaissance est un acte unilatéral qui est rejeté, déclare un ministre du gouvernement égyptien (Dossier/AFP)
Toute mesure prise par l'Éthiopie sur le barrage de la Renaissance est un acte unilatéral qui est rejeté, déclare un ministre du gouvernement égyptien (Dossier/AFP)
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Publié le Lundi 07 juin 2021

Barrage: toute action de l'Ethiopie est un acte unilatéral inacceptable, affirme l'Egypte

  • L'Egypte souhaite un accord juridique "juste et contraignant"
  • Le ministre des Ressources en eau et de l'Irrigation Mohamed Abdel-Aty souligne l’insistance de son pays à préserver ses droits sur l'eau

LE CAIRE : Toute action entreprise par l'Éthiopie sur le barrage de la Renaissance est un acte unilatéral qui est rejeté, déclare un ministre du gouvernement égyptien. 

L'Éthiopie a commencé les travaux sur le barrage de 1,8 km et de plusieurs milliards de dollars en 2011. L'Égypte craint qu'il ne menace son approvisionnement en eau du Nil, tandis que le Soudan est préoccupé par la sécurité du barrage et son propre débit d'eau. 

Le ministre égyptien des Ressources en Eau et de l'Irrigation, Mohamed Abdel-Aty, souligne l’insistance de son pays à préserver ses droits sur l'eau et à obtenir des avantages pour toutes les parties impliquées dans tout accord concernant le Grand Barrage de la Renaissance Éthiopienne (GERD). 

Il souligne également la quête de l'Égypte d'un accord juridique juste et contraignant répondant aux aspirations de tous les pays en développement et que toute action entreprise sans un tel accord et sans coordination avec les pays en aval, l'Égypte et le Soudan, est un acte unilatéral qui a été rejeté. 

Abdel-Aty déclare que l'Égypte soutient le développement dans le bassin du Nil et dans les pays africains, car elle a établi des barrages de récupération des eaux de pluie et des stations d'eau potable souterraines pour fournir de l'eau potable pure dans les zones reculées. 

La technologie de l'énergie solaire est utilisée dans un grand nombre de ces puits d'eau souterraine pour permettre leur exploitation durable, ajoute-t-il. 

Le ministre évoque des projets d'épuration des cours d'eau et de protection contre les inondations ainsi que l'implantation de fermes piscicoles et de marinas fluviales. 

Il souligne la contribution du ministère à la préparation des études nécessaires aux projets de construction de barrages polyvalents qui fournissent de l'électricité et de l'eau potable aux citoyens des pays africains. 

L'Egypte fournit également un soutien à la formation et au développement des capacités des travailleurs techniques des pays du bassin du Nil, dit-il. 

Le ministre précise que l'Egypte est l'un des pays les plus pauvres en eau au monde, avec ses ressources estimées à environ 60 milliards de mètres cubes par an. 

Alors que la majeure partie de cette quantité provient du Nil, il y a aussi des quantités très limitées d'eau de pluie et d'eaux souterraines profondes dans les déserts. 

La quantité totale d'eau nécessaire chaque année en Égypte est d'environ 114 milliards de mètres cubes, explique-t-il. 

L'écart entre l'offre et la demande de l'Égypte serait compensé par la réutilisation des eaux de drainage agricoles et des eaux souterraines de surface dans la vallée et le delta, correspondant à 34 milliards de mètres cubes d'eau par an, dit-il. 

Il évoque également les importations de produits alimentaires pour répondre aux besoins locaux. 

Le ministre déclare que l'Égypte travaille à la préparation d'une stratégie pour les ressources en eau jusqu'en 2050 pour un coût de 900 milliards d'EGP (57,42 milliards de dollars) et d'un plan national pour les ressources en eau jusqu'en 2037. 

Le plan comprend la sensibilisation à la consommation de l'eau, l'amélioration de la qualité de l'eau, la distribution d'eau supplémentaire et la création d'un climat propice à une gestion optimale de l'eau. 

Il déclare qu'au cours des cinq dernières années, de nombreuses mesures avaient été prises pour préparer le pays à faire face aux défis liés à l'eau et à toute urgence à laquelle le système d'eau pourrait être confronté. 

Ces défis ont nécessité des efforts acharnés pour y faire face, explique-t-il. 

Au niveau social, il faut développer la sensibilisation à l'importance de l'eau et sa préservation des déchets et de la pollution. 

Au niveau gouvernemental, il précise que les défis pourraient être relevés avec des projets majeurs ou par le développement législatif. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Yemen: Turki Al-Malki affirme qu' Aidrous Al-Zubaidi s'est enfuit vers une destination inconnue

La localisation d'Aidarous Al-Zubaidi est inconnue. (FICHIER/AFP)
La localisation d'Aidarous Al-Zubaidi est inconnue. (FICHIER/AFP)
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  • Aidrous Al-Zubaidi ne parvient pas à monter à bord d'un avion à destination de l'Arabie saoudite
  • Le 5 janvier, la présidence du STC a réitéré sa gratitude pour les efforts menés par l'Arabie saoudite dans la préparation d'une conférence globale sur le Sud afin de discuter des moyens de résoudre la question du Sud

RIYAD : Le porte-parole officiel de la Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que le chef du Conseil de transition du Sud (CTS), Aidrous Al-Zubaidi, s'était enfui vers une destination inconnue.

Le général de division Al-Malki a annoncé que le 4 janvier 2026, le commandement des forces conjointes de la coalition a informé Al-Zubaidi qu'il devait se rendre en Arabie saoudite dans les 48 heures pour rencontrer le président du Conseil de direction présidentielle (PLC) de la République du Yémen, Rashad Mohammed Al-Alimi, et le commandement des forces de la coalition afin d'aborder les raisons de l'escalade et des attaques menées par les forces affiliées au CST contre les gouvernorats de Hadhramaut et d'Al-Mahra.

Le 5 janvier, la présidence du STC a réitéré sa gratitude pour les efforts menés par l'Arabie saoudite dans la préparation d'une conférence globale sur le Sud afin de discuter des moyens de résoudre la question du Sud, et a affirmé sa participation active pour garantir le succès de la conférence.

En conséquence, Al-Zubaidi a informé le Royaume de son intention d'être présent le 6 janvier, et la délégation s'est rendue à l'aéroport.

Cependant, le départ du vol IYE 532 de Yemenia Airways, prévu à 22 h 10 et transportant la délégation, a été retardé de plus de trois heures. Le gouvernement légitime et la coalition ont reçu des informations indiquant qu'Al-Zubaidi avait déplacé une importante force armée, comprenant des véhicules blindés, des véhicules de combat, des armes lourdes et légères et des munitions, des camps de Jabal Hadid et Al-Solban vers Al-Dhale' vers minuit.

Par la suite, le vol susmentionné a été autorisé à décoller, transportant un grand nombre de dirigeants du STC, à l'exception du chef du conseil, Aidrous Al-Zubaidi, qui s'était enfui vers une destination inconnue.

Il a quitté les membres et les dirigeants du STC sans donner aucune information sur l'endroit où il se trouvait. Cela s'est produit après qu'il ait distribué des armes et des munitions à des dizaines d'éléments à Aden, dirigés par Mu'min Al-Saqqaf et Mukhtar Al-Nubi, dans le but de créer des troubles à Aden dans les heures à venir.

Cela a incité les Forces du Bouclier national et la coalition à demander au vice-président du Conseil de direction présidentiel, Abdul Rahman Al-Mahrami (Abu Zara'a), d'imposer la sécurité, d'empêcher tout affrontement à Aden, d'épargner aux habitants toute perturbation, de protéger les vies et les biens, et de coopérer avec les Forces du Bouclier national.

Les forces de la coalition ont surveillé les mouvements des unités militaires susmentionnées lorsqu'elles ont quitté les camps et pris position dans un bâtiment situé près du camp d'Al-Zand, dans le gouvernorat d'Al-Dhale'. À 4 heures du matin, les forces de la coalition, en coordination avec les forces gouvernementales légitimes et les Forces du bouclier national, ont lancé des frappes préventives limitées afin de perturber ces forces et de contrecarrer les tentatives d'Al-Zubaidi d'intensifier le conflit et de l'étendre à Al-Dhale'.

Le commandement des forces conjointes de la coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen affirme qu'il travaille avec le gouvernement yéménite et les autorités locales à Aden pour soutenir et maintenir les efforts de sécurité et faire face à toute force militaire qui prendrait pour cible des villes et des civils. Le commandement exhorte tous les habitants à rester à l'écart des camps d'Aden et d'Al-Dhale', à éviter tout rassemblement de véhicules militaires pour leur propre sécurité et à fournir des informations aux agences de sécurité concernant tout mouvement militaire suspect.


Le ministre israélien des Affaires étrangères au Somaliland, colère de la Somalie

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, est en visite au Somaliland, en Afrique de l'Est. (Fichier/AFP)
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, est en visite au Somaliland, en Afrique de l'Est. (Fichier/AFP)
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  • M. Saar a déclaré avoir eu des discussions « sur l'ensemble des relations » avec le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, dans la capitale Hargeisa
  • Le ministère somalien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que la visite de Saar constituait une « ingérence inacceptable » dans ses affaires intérieures

MOGADISCIO : Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, s'est rendu mardi au Somaliland dans le cadre d'un voyage dénoncé par la Somalie, dix jours après qu'Israël ait officiellement reconnu la république autoproclamée comme un État indépendant et souverain.

Israël est le seul pays à avoir officiellement reconnu la sécession du Somaliland, que la Somalie a qualifiée de « mesure illégale » et a déclaré que la visite de Saar constituait une « grave violation » de sa souveraineté.

Dans une déclaration publiée sur X, M. Saar a déclaré avoir eu des discussions « sur l'ensemble des relations » avec le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, dans la capitale Hargeisa.

« Nous sommes déterminés à faire progresser vigoureusement les relations entre Israël et le Somaliland », a écrit Saar sur X, accompagnant son message de photos de sa rencontre avec le dirigeant du Somaliland au palais présidentiel.

Le 26 décembre, Israël est devenu le premier pays à reconnaître le Somaliland comme "Etat indépendant et souverain" depuis sa sécession en 1991 de la Somalie qui sombrait alors dans le chaos après la chute du régime militaire de l'autocrate Siad Barre.

Si Israël a invoqué le 30 décembre son droit à "entretenir des relations diplomatiques" avec les pays de son choix, sa décision a été critiquée par de nombreux pays d'Afrique et du monde musulman et vue comme une attaque contre la souveraineté somalienne.

Le président de la Somalie, Hassan Sheikh Mohamud a lui affirmé mercredi que le Somaliland avait accepté trois conditions d'Israël: la réinstallation de Palestiniens sur son sol, l'établissement d'une base militaire dans le golfe d'Aden et l'adhésion aux accords d'Abraham, pour normaliser ses relations avec Israël.

Les deux premières allégations ont été qualifiées de "mensongères" jeudi par le ministère des Affaires étrangères du Somaliland, pour qui l'accord entre les deux pays est "purement diplomatique".

La reconnaissance du pays "et l'arrivée d'Israël ne causeront pas de violences, n’apporteront pas de conflits et ne nuiront jamais à quiconque", avait affirmé fin décembre le ministre de la Présidence du Somaliland, Khadar Hussein Abdi.

"Cela ne nuira ni à la Somalie, ni aux Arabes, ni à qui que ce soit", avait-il avancé, ajoutant que la collaboration avec Israël se ferait "dans les domaines de l'amélioration de notre économie, de la production agricole, dans lesquels Israël excelle, et de l’eau".

Des analystes estiment aussi qu'une alliance avec le Somaliland est particulièrement avantageuse pour Israël en raison de sa position stratégique sur le détroit de Bab-el-Mandeb, face aux rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran et qui ont mené de nombreuses attaques contre Israël depuis le début de la guerre à Gaza.


Soudan: une attaque de drone fait 10 morts, dont 7 enfants, à el-Obeid 

Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP. (AFP)
Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP. (AFP)
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  • Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan, au centre du Soudan, mais des combats continuent sporadiquement au Darfour
  • Le courant y a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale

PORT-SOUDAN: Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP.

Un témoin oculaire a affirmé que la frappe avait touché une maison dans le centre de cette ville, contrôlée par l'armée mais assiégée par la milice des Forces de soutien rapide (FSR).

Ces deux sources se sont exprimées auprès de l'AFP sous couvert d'anonymat, craignant pour leur sécurité.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des FSR qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan, au centre du Soudan, mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

Ils y encerclent notamment El-Obeid, la principale ville de la région, qui se trouve à un carrefour stratégique reliant la capitale Khartoum au Darfour, où l'armée a perdu sa dernière position importante en octobre.

Le courant y a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'El-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre El-Obeid et Dilling, une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis la mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.