La Franco-Marocaine Lamia El Aaraje élue députée de Paris

Lamia El Aaraje en pleine conversation avec l'ancien président socialiste François Hollande. (Photo, Twitter: @fhollande)
Lamia El Aaraje en pleine conversation avec l'ancien président socialiste François Hollande. (Photo, Twitter: @fhollande)
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Publié le Lundi 07 juin 2021

La Franco-Marocaine Lamia El Aaraje élue députée de Paris

  • Docteur en pharmacie, ce nouveau visage du PS de 34 ans, mariée et mère de deux enfants, n'a pourtant jamais mis les pieds dans une officine
  • Née à Rabat dans une famille de la classe moyenne, El Aaraje arrive en France en 2004, où ses grand-parents maternels s'étaient rencontrés pendant la Seconde guerre mondiale

PARIS: La socialiste Lamia El Aaraje, élue dimanche députée de la 15e circonscription de Paris à l'âge de 34 ans, est un des nouveaux visages du PS qu'a choisi de promouvoir la maire Anne Hidalgo, très présente pendant sa campagne.

Née le 22 novembre 1986 à Rabat, dans une famille de la classe moyenne – un père technicien télécom, une mère technicienne de laboratoire – cette Franco-Marocaine arrive en France, où ses grand-parents maternels s'étaient rencontrés pendant la Seconde guerre mondiale, à sa majorité, en 2004.

Docteur en pharmacie, cette femme mariée et mère de deux enfants n'a pourtant jamais mis les pieds dans une officine, évoluant vers le droit de la santé pour devenir directrice dans deux mutuelles successives.

Adhérente du Parti socialiste depuis le début de la décennie 2010, cette habitante du XXe arrondissement est élue en 2014, à 27 ans, sur la liste de la maire sortante Frédérique Calandra. D'entrée, elle est nommée adjointe sur son domaine de spécialité (santé, handicap, santé mentale).

À cette découverte des responsabilités succède un "apprentissage difficile" quand, à partir de 2017, Mme Calandra s'éloigne puis rompt avec les socialistes pour rallier LREM.

"On s'engueulait à chaque conseil d'arrondissement, ça se passait très mal", se souvient Lamia El Aaraje, alors cheffe du groupe socialiste. "On adoptait des délibérations, des vœux sans que la maire les vote. Ça a forgé mon expérience."

Eric Pliez ramène le fauteuil de maire dans le giron du PS lors des municipales de 2020, quand Lamia El Aaraje devient conseillère de Paris. Et prend encore du galon en se voyant confier la tête de la 3e commission (espaces publics, voirie, travaux et sécurité) à la mairie centrale, tout en restant ancrée dans le XXe en tant que déléguée au maire pour la prévention, la sécurité et la médiation.


Affrontements jeudi soir dans le centre de Rennes, 4 interpellations

Philippe Astruc , Procureur de la République à Rennes (Photo, AFP).
Philippe Astruc , Procureur de la République à Rennes (Photo, AFP).
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  • La maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré a condamné les événements de jeudi soir
  • «Il y a eu quatre interpellations, des dégradations et une barricade dressée»

RENNES: Des affrontements ont éclaté jeudi soir dans le centre de Rennes lors d'une manifestation non déclarée de l'ultra gauche, aboutissant à quatre arrestations, a-t-on appris vendredi auprès de la préfecture, du parquet et de la mairie.

Jeudi soir, "200 manifestants environ étaient présents dans le centre de Rennes, il y a eu quatre interpellations, des dégradations et une barricade dressée. Le préfet condamne ces violences", a indiqué la préfecture d'Ille-et-Vilaine vendredi matin à l'AFP.

Philippe Astruc, procureur de la République à Rennes, a précisé que les quatre jeunes hommes, nés en 2002, 2003, 2004 et 2007, avaient été placés en garde à vue "pour des faits notamment de violences avec arme sur personnes dépositaires de l’autorité publique et participation à un attroupement armé".

"Trois policiers ont été légèrement blessés dans les affrontements qui font suite à la volonté des policiers de mettre fin à un tapage au square Ligot (dans le centre, ndlr) à Rennes après avoir été sollicités vers 22H30 par des riverains", a indiqué M. Astruc à l'AFP.

Vendredi soir, le procureur a précisé les suites judiciaire pour les quatre interpellés, parmi lesquels figure "un  mineur, sans antécédent".

Ce dernier s’est vu délivrer une convocation devant le tribunal pour enfants le 10 novembre "pour des faits d’outrages à personne dépositaire de l'autorité publique, rébellion, port d’arme de catégorie D et participation à un groupement armé".

"Il a reconnu les faits reprochés", a ajouté le magistrat.

"Un majeur SDF de nationalité roumaine, a reconnu avoir jeté des cannettes sur les fonctionnaires de police et avoir ramassé des poubelles pour que les autres manifestants y mettent le feu", a expliqué M. Astruc.

"Il est poursuivi devant le tribunal correctionnel le 10 août 2023 pour des faits de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, de participation à un attroupement armé et de complicité de destruction par moyen dangereux", a ajouté le procureur.

"Il était en train de s’alcooliser lorsque les violences ont débuté et a décidé d’y prendre part", a poursuivi M. Astruc précisant que "deux autres gardes à vue de deux étudiants ont été levées pour poursuite d’enquête, des vérifications étant nécessaires".

Cette manifestation non déclarée s'est déroulée le jour de rassemblements, à l'appel de la CGT, FSU et Solidaires et d'organisations de jeunesse, pour réclamer des hausses de salaires et donner un coup de semonce sur les retraites, au moment où l'exécutif précise sa méthode pour réformer.

La maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré a condamné les événements de jeudi soir.

"Je condamne les violences insupportables et les dégradations commises par un groupe de casseurs cette nuit dans le centre-ville de Rennes", a indiqué la maire dans un communiqué transmis à l'AFP, adressant son "soutien aux trois agents de police qui ont été blessés".

De source policière, des manifestants ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre qui ont répliqué en utilisant des grenades lacrymogènes. Une dizaine de fusées de feu d'artifice en tirs tendus de mortiers ont visé les policiers. La situation est retournée au calme vers 01H00 du matin dans la capitale bretonne.

Vendredi matin, des traces de brasier étaient encore visibles sur cette place tout comme sur la place de la mairie, a constaté un journaliste de l'AFP, ainsi que des tags hostiles à la police ou appelant à la violence.


Ukraine: Macron «condamne fermement l’annexion illégale» de quatre régions par la Russie

Emmanuel Macron condamne l'annexion illégale par la Russie de quatre régions ukrainiennes, selon l'Élysée. (AFP).
Emmanuel Macron condamne l'annexion illégale par la Russie de quatre régions ukrainiennes, selon l'Élysée. (AFP).
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  • «Le Président de la République condamne fermement l’annexion illégale par la Russie des régions ukrainiennes de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson»
  • «La France s’y oppose et se tient aux côtés de l’Ukraine pour faire face à l’agression de la Russie et recouvrer sa pleine souveraineté sur l'ensemble de son territoire», réagit l'Elysée

PARIS : Emmanuel Macron a condamné vendredi "fermement l'annexion illégale" par la Russie de quatre régions d'Ukraine, qui représente "une violation grave du droit international", a indiqué la présidence française.

"Le Président de la République condamne fermement l’annexion illégale par la Russie des régions ukrainiennes de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson. Il s’agit là d’une grave violation du droit international comme de la souveraineté ukrainienne. La France s’y oppose et se tient aux côtés de l’Ukraine pour faire face à l’agression de la Russie et recouvrer sa pleine souveraineté sur l'ensemble de son territoire", réagit l'Elysée après la signature par le président Vladimir Poutine de cette annexion.


L'imam Iquioussen, recherché par la France, arrêté en Belgique

"Je peux vous confirmer qu'il a été arrêté ce jour par la police", a déclaré le ministre, Vincent Van Quickenborne. (Photo d'illustration/AFP).
"Je peux vous confirmer qu'il a été arrêté ce jour par la police", a déclaré le ministre, Vincent Van Quickenborne. (Photo d'illustration/AFP).
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  • «Je peux vous confirmer qu'il a été arrêté ce jour par la police», a déclaré le ministre, Vincent Van Quickenborne
  • La procédure de remise à la France de l'imam pourrait prendre plusieurs semaines si l'intéressé s'y oppose

BRUXELLES : L'imam marocain Hassan Iquioussen, mis en cause en France pour des propos jugés "contraires aux valeurs de la République" et visé par un mandat d'arrêt européen, a été arrêté vendredi près de Mons, en Belgique.

"Je peux vous confirmer qu'il a été arrêté ce jour par la police", a déclaré à l'AFP le ministre belge de la Justice, Vincent Van Quickenborne.

Selon une source policière française, il a été interpellé par la police belge "sans incident".

Introuvable depuis le feu vert du Conseil d'Etat à son expulsion, fin août, le prédicateur a ensuite fait l'objet d'un mandat d'arrêt européen délivré par un juge d'instruction de Valenciennes (nord), pour "soustraction à l'exécution d'une décision d'éloignement".

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé fin juillet l'expulsion de ce prédicateur du Nord, fiché S (pour sûreté de l'Etat) par la DGSI "depuis dix-huit mois", selon lui.

L'arrêté d'expulsion lui reprochait "un discours prosélyte émaillé de propos incitant à la haine et à la discrimination et porteur d'une vision de l'islam contraires aux valeurs de la République".

L'imam est depuis au cœur d'un imbroglio juridique.

Son avocate, Me Lucie Simon, conteste en particulier la validité du mandat d'arrêt le visant, estimant qu'il se fonde "sur une infraction" qui n'est, selon elle, "pas constituée". "Pourquoi le rechercher ? Pourquoi vouloir le faire revenir ?", s'était-elle interrogée début septembre.

Querelles juridiques

Selon le ministère français de l'Intérieur, il revient désormais à la justice belge de remettre l'intéressé aux autorités françaises en exécution du mandat d’arrêt.

La procédure de remise à la France de l'imam pourrait prendre plusieurs semaines si l'intéressé s'y oppose.

Entre querelles juridiques et batailles médiatiques, les débats autour de l'imam ont nourri l'actualité française du mois d'août, à partir de l'annonce de son expulsion vers le Maroc, suspendue ensuite par le tribunal administratif de Paris qui a jugé qu'elle porterait "une atteinte disproportionnée" à sa "vie privée et familiale".

Il avait été éclaboussé par une première polémique en 2004, épinglé pour des propos jugés antisémites dans un discours sur la Palestine. L'intéressé avait reconnu par la suite "des propos déplacés" et présenté ses excuses.

Son nom est réapparu ensuite régulièrement dans la presse et le débat public.

Sa chaîne YouTube, où il délivre cours et sermons sur l'islam dans la vie quotidienne (pauvreté, violence, épanouissement dans le couple...), compte 178 000 abonnés.

Né en France, il avait décidé à sa majorité de ne pas opter pour la nationalité française. Lui affirme y avoir renoncé à 17 ans sous l'influence de son père, et avoir ensuite tenté en vain de la recouvrer. Ses cinq enfants et ses 15 petits-enfants sont eux Français et implantés dans le Nord de la France : un fils est imam à Raismes, un autre ex-élu PS à Lourches.