Attractivité économique: la France toujours première en Europe en 2020, le gouvernement conforté

Plus de la moitié des dirigeants d'entreprises étrangers installés en France déclarent vouloir y relocaliser des activités au cours des trois prochaines années, selon le cabinet Ernst & Young. (Photo, AFP)
Plus de la moitié des dirigeants d'entreprises étrangers installés en France déclarent vouloir y relocaliser des activités au cours des trois prochaines années, selon le cabinet Ernst & Young. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 07 juin 2021

Attractivité économique: la France toujours première en Europe en 2020, le gouvernement conforté

  • «Cet excellent résultat témoigne de la vivacité et de la solidité de notre économie» a affirmé Bruno Le Maire
  • Pour les investisseurs, «la France a été au rendez-vous de son économie», assure Marc Lhermitte, associé chez Ernst & Young

PARIS: La France est restée pour la deuxième année de suite le pays le plus attractif pour les investisseurs en Europe en 2020, selon un baromètre qui conforte le gouvernement dans sa stratégie économique et fiscale.

Sur fond de crise liée à l'épidémie de Covid-19, le nombre d'investissements directs étrangers annoncés l'an dernier a pourtant chuté de 18% par rapport à 2019 en France, à 985 projets, alors que la baisse moyenne au niveau européen n'est que de 13%, d'après l'étude annuelle que doit publier lundi le cabinet EY.

Le fléchissement est même de seulement 12% au Royaume-Uni, qui talonne désormais la France avec 975 projets, tandis que l'Allemagne (930) a limité sa baisse à 4%.

Mais les investisseurs interrogés par EY estiment que la France a "relativement bien défendu son attractivité" notamment "grâce aux mesures de soutien et au plan de relance": seul un sur dix trouve le plan français moins performant que celui des autres pays, contre 44% qui le jugent au contraire plus performant.

"Cet excellent résultat témoigne de la vivacité et de la solidité de notre économie", s'est réjoui le ministre de l'Économie Bruno Le Maire dans une déclaration à l'AFP. "Les baisses de l'impôt sur les sociétés et sur le capital, et, depuis cette année, la baisse des impôts de production créent une nouvelle fiscalité stable et attractive pour les entreprises", affirme-t-il.

Les résultats du baromètre sont aussi "une belle satisfaction" pour le ministre du Commerce extérieur et de l'Attractivité Franck Riester, et le fruit selon lui de "toutes les mesures que l'on prend à l'initiative du président de la République depuis 2017".

Pour les investisseurs, "la France a été au rendez-vous de son économie", assure Marc Lhermitte, associé chez EY. Il explique la réduction plus forte en France de l'investissement étranger par le poids de trois secteurs très exposés à la crise: l'aéronautique, l'automobile et le tourisme.

Mais plus de la moitié des dirigeants étrangers installés en France déclarent vouloir y relocaliser des activités au cours des trois prochaines années, alors que la crise sanitaire a mis en lumière des fragilités d'approvisionnement. Et 18% affirment même qu'ils vont relocaliser tout de suite ou dans les prochains mois.

"C'est énorme", estime Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, l'agence chargée d'informer et d'accompagner les investisseurs étrangers. Pour lui, il y a aujourd'hui "une tendance à essayer de mieux répartir ses fournisseurs, ses sous-traitants, les intrants, de manière à ne pas être dépendants d'un seul pays" comme la Chine.

Pharmacie et numérisation

La crise a freiné l'investissement mais la situation s'améliore. En 2020, les deux tiers des dirigeants disaient vouloir réduire leurs projets d'implantation en France. Ils n'étaient plus que 44% dans ce cas en mars et avril derniers, 40% affirmant vouloir les maintenir et 2% les augmenter.

Le secteur ayant reçu le plus d'investissements étrangers en France en 2020, avec 146 projets, reste celui des logiciels et technologies de l'information, bien qu'en forte diminution de 29% par rapport à 2019. La numérisation des services figure d'ailleurs en tête des tendances qui vont s'accélérer durant les trois prochaines années, selon les entretiens menés avec les dirigeants.

Les équipements industriels et le secteur transport et logistique ont également souffert de la crise de la Covid-19 avec un nombre de projets presque divisé par deux.

À l'inverse, les projets ont plus que doublé l'an dernier dans la pharmacie, passant de 26 à 58.

EY a recensé au total 5 578 projets d'investissements directs étrangers dans 44 pays européens sur l'année 2020. Le cabinet a aussi conduit des entretiens avec 200 dirigeants de groupes internationaux de tous secteurs implantés en France et en Europe, et organisé trois ateliers avec plus de 40 dirigeants d'entreprises étrangères implantées en France.

En Europe, les trois pays qui ont tiré leur épingle du jeu en 2020 sont la Turquie, avec 18% de projets en plus, la Pologne (+10%) et le Portugal (-3%).

La Turquie a "un gros marché intérieur qui a continué à fonctionner et qui est une plateforme de réexportation pour l'Union européenne", notamment pour l'automobile, relève en particulier Marc Lhermitte. 


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.