Le nouveau gouverneur d'Aden revient en ville

Exprimant leur optimisme quant à l'arrivée du nouveau gouverneur, les habitants et les analystes basés à Aden ont appelé Lamlis à unifier d'urgence les unités militaires sous son commandement (Photo, AFP)
Exprimant leur optimisme quant à l'arrivée du nouveau gouverneur, les habitants et les analystes basés à Aden ont appelé Lamlis à unifier d'urgence les unités militaires sous son commandement (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 28 août 2020

Le nouveau gouverneur d'Aden revient en ville

  • Lamlis a déclaré aux journalistes qu'il travaillerait aussi dur que possible pour résoudre les problèmes épineux de la ville tels que l'insécurité et la dégradation des services
  • Ahmed Lamlis, a sollicité les partis politiques et les habitants de la ville portuaire d’Aden au Yémen à mettre leurs différences de côté

AL-MUKALLA: Le nouveau gouverneur d’Aden, Ahmed Lamlis, a sollicité les partis politiques et les habitants de la ville portuaire d’Aden au Yémen à mettre leurs différences de côté et à concentrer leurs efforts sur l’aide à relancer les organes de l’État et à rétablir les services dans la ville.
Peu de temps après son arrivée à Aden jeudi, Lamlis a déclaré aux journalistes qu'il travaillerait aussi dur que possible pour résoudre les problèmes épineux de la ville tels que l'insécurité et la dégradation des services. « Nous sommes venus à Aden pour travailler avec amour et loyauté pour notre capitale bien-aimée, Aden. Nous avons le soutien du fonds de reconstruction saoudien et du gouvernement (yéménite) », a déclaré le gouverneur.
Dans le cadre d’un accord de partage du pouvoir, connu sous le nom d’Accord de Riyad, le président du Yémen, Abed Rabbo Mansour Hadi, a nommé le mois dernier Lamlas, qui est également le secrétaire général du Conseil de transition sud-indépendant (CTS), gouverneur d’Aden.
Aden, deuxième ville du Yémen et capitale provisoire du pays, est devenue le théâtre de plusieurs séries de conflits entre le gouvernement internationalement reconnu et le CTS depuis le début de 2018. Les séparatistes ont pris le contrôle d'Aden, ont expulsé le gouvernement et, en juin, ont déclaré l'autonomie dans les provinces du sud.
Aden a été déclarée zone sinistrée en juin après les fortes pluies qui ont détruit la ville, perturbant les services d'eau et d'électricité. En mai, le gouvernement a déclaré la ville zone infestée après que le coronavirus s’est propagé rapidement dans toute la ville, emportant la vie à des dizaines de personnes. En raison de l'effondrement des services de santé, le COVID-19 et d'autres maladies ont ôté la vie à plus de 1800 personnes en mai, selon les chiffres officiels.
Optimisme
Exprimant leur optimisme quant à l'arrivée du nouveau gouverneur, les habitants et les analystes basés à Aden ont appelé Lamlis à unifier d'urgence les unités militaires sous son commandement, à ramener les services d'électricité et d'eau et à restaurer les institutions de l'État. « Le nouveau gouverneur fait face à de nombreux défis sérieux. Le plus important est l'état des services, y compris les longues coupures de courant », a déclaré Yasser Al-Yafae, un analyste politique, à Arab News depuis Aden.
Il a dit pour que le nouveau gouverneur réussisse, il devait créer l’harmonie, rétablir la confiance entre le CTS et le gouvernement internationalement reconnu et s’attaquer à la grève des enseignants qui paralyse l’éducation dans la ville depuis plusieurs mois. « Il ne pourra pas résoudre ces problèmes s'il n'y a pas de coordination entre lui et le gouvernement », a déclaré Al-Yafae.
À Riyad, plusieurs diplomates étrangers ont tenu des réunions avec les dirigeants du CTS, se concentrant sur les raisons pour lesquelles ils avaient suspendu leur participation aux négociations de l'Accord de Riyad. Les médias officiels du CTS ont déclaré jeudi que son président, Aidarous Al-Zubaidi, avait tenu une réunion virtuelle avec l'ambassadeur britannique au Yémen Michael Aron et avait également rencontré en personne Dya-Eddine Bamakhrama, l'ambassadeur de Djibouti au Royaume d'Arabie saoudite. « Ils sont venus écouter notre point de vue et les raisons qui nous ont poussés à suspendre notre participation aux négociations », a déclaré Ali Al-Katheeri, un membre supérieur du CTS qui a assisté aux réunions.
Le conseil reviendrait aux négociations lorsque le gouvernement arrêterait l'escalade militaire à Abyan, paierait les salaires et aborderait la chute de la monnaie, a-t-il déclaré.

L’ambassadeur de Djibouti en Arabie saoudite a déclaré sur Twitter qu’il avait rencontré les dirigeants du CTS pour exprimer le plein soutien de son président à l’accord de Riyad et aux efforts de l’Arabie saoudite pour ramener la paix et la stabilité au Yémen.


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.