Blinken met en garde contre le «délai» iranien pour fabriquer une bombe

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a déclaré lundi que le "temps de rupture" du nucléaire iranien pourrait être de plusieurs semaines s'il n'est pas limité. (Photo, Reuters)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a déclaré lundi que le "temps de rupture" du nucléaire iranien pourrait être de plusieurs semaines s'il n'est pas limité. (Photo, Reuters)
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Publié le Mardi 08 juin 2021

Blinken met en garde contre le «délai» iranien pour fabriquer une bombe

  • En avril, les États-Unis et l'Iran ont entamé des pourparlers indirects à Vienne afin d’examiner l’aptitude des deux camps à réintégrer l'accord de 2015
  • En vertu de l’entente, Téhéran avait accepté alors de plafonner son programme nucléaire, une mesure qui rend plus difficile l'obtention de matières fissiles en vue de fabriquer une arme

WASHINGTON : Les États-Unis ne savent toujours pas si l'Iran est prêt à se conformer à nouveau à l’accord nucléaire de 2015, ou si Téhéran compte poursuivre ses violations de l’entente.

Le «délai» ​requis pour amasser suffisamment de matières fissiles pour fabriquer une seule arme nucléaire sera réduit à quelques semaines, a déclaré lundi le secrétaire d'État américain Antony Blinken.

«On ne sait toujours pas si l'Iran est disposé et prêt à faire  le nécessaire pour se conformer (à l’accord, NDLR)», a déclaré Blinken devant le Congrès.

«Pendant ce temps, son programme galope. (...) Plus le temps passe, plus le délai requis diminue ... Il se résume aujourd’hui, selon les rapports publics, à quelques mois, dans le meilleur des cas. Et si la tendance se poursuit, il ne lui faudra plus que quelques semaines».

En avril, les États-Unis et l'Iran ont entamé des pourparlers indirects à Vienne afin d’examiner l’aptitude des deux camps à réintégrer l'accord de 2015. 

En vertu de l’entente, Téhéran avait accepté alors de plafonner son programme nucléaire, une mesure qui rend plus difficile l'obtention de matières fissiles en vue de fabriquer une arme. En échange, l’Iran bénéficie d’un allégement des sanctions imposées par les États-Unis, l'UE et l'ONU.

Le cinquième tour de pourparlers a pris fin le 2 juin. Des diplomates affirment qu'un sixième pourrait débuter jeudi, sans qu’une confirmation soit diffusée. Les États-Unis ont abandonné l'accord en 2018, ce qui a incité l'Iran à commencer à en violer les termes près d’un an plus tard.

La reprise des pourparlers jeudi ne laisserait que huit jours pour parvenir à un accord avant l’élection présidentielle iranienne prévue pour le 18 juin, un poste pour lequel un ultraconservateur est pressenti. À en croire certains délégués, si un accord est possible d'ici là, il semble de plus en plus improbable.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.