Le chef du Hamas en Égypte pour des pourparlers avant la réunion prévue avec des factions palestiniennes

Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh (Reuters)
Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh (Reuters)
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Publié le Mardi 08 juin 2021

Le chef du Hamas en Égypte pour des pourparlers avant la réunion prévue avec des factions palestiniennes

Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh (Reuters)
  • La visite de M. Haniyeh répond à une invitation spéciale du Caire, avant une réunion plus large avec des factions palestiniennes qui pourrait commencer la semaine prochaine
  • Une délégation du Fatah, dirigée par Jibril Rajoub, devrait arriver en Égypte dans les prochains jours, selon un responsable palestinien

GAZA/LE CAIRE: Mardi, le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, est arrivé au Caire pour prendre part au premier d’une série de pourparlers organisés cette semaine entre les autorités égyptiennes et les factions palestiniennes, dans le but de renforcer le cessez-le-feu avec Israël, selon des sources palestiniennes et égyptiennes. 

La visite de M. Haniyeh répond à une invitation spéciale du Caire, avant une réunion plus large avec des factions palestiniennes, qui pourrait commencer dès la semaine prochaine, indique à Reuters le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem. 

L’Égypte a joué un rôle majeur dans la négociation d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, le groupe islamiste qui dirige Gaza, après onze jours d’un conflit qui a débuté le 10 mai. 

Plus de 250 Palestiniens ont été tués dans des centaines de frappes aériennes israéliennes sur Gaza durant ce conflit. Quant aux roquettes tirées par les militants de Gaza, elles ont fait 13 morts en Israël. 

M. Haniyeh et les responsables égyptiens discuteront de la consolidation de la trêve avec Israël, ainsi que des plans de reconstruction de Gaza, précise M. Qassem. L’Égypte a annoncé qu’elle allouerait 500 millions de dollars (environ 410 millions d’euros) pour rebâtir l’enclave. 

Les autorités égyptiennes espèrent rencontrer les membres du Fatah, le rival du Hamas, notamment le président palestinien, Mahmoud Abbas, selon les sources égyptiennes. Le Fatah contrôle la Cisjordanie. 

L’Égypte a tenté par le passé de favoriser la coopération entre les factions palestiniennes, considérée comme cruciale pour tout effort plus large visant à promouvoir la paix dans la région. 

Une délégation du Fatah, dirigée par Jibril Rajoub, devrait arriver au Caire dans les prochains jours, selon un responsable palestinien. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Israël annonce la construction de 1 355 nouveaux logements pour les colons

Des manifestants brandissent des drapeaux palestiniens alors que des membres des forces israéliennes montent la garde lors d'une manifestation contre les colonies israéliennes à Masafer Yatta, en Cisjordanie occupée, le 23 octobre 2021. (Photo, Reuters)
Des manifestants brandissent des drapeaux palestiniens alors que des membres des forces israéliennes montent la garde lors d'une manifestation contre les colonies israéliennes à Masafer Yatta, en Cisjordanie occupée, le 23 octobre 2021. (Photo, Reuters)
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  • Ces nouveaux logements s'ajoutent à ceux annoncés en août par les autorités, soit plus de 2 000
  • Cette annonce survient à peine deux jours après qu’Israel ait émis un ordre désignant six groupes palestiniens de défense des droits humains comme «organisations terroristes»

RABAT: Israël va construire 1 355 nouveaux logements pour des colons juifs en Cisjordanie occupée, a annoncé dimanche le ministère de la Construction, dans un communiqué.

"Des appels d'offre pour 1 355 logements dans des localités de Judée-Samarie (nom donné par Israël à la Cisjordanie, ndlr) ont été publiés sous la direction du ministre de la Construction Zeev Elkin", affirme ce communiqué.

Ces nouveaux logements s'ajoutent à ceux annoncés en août par les autorités, soit plus de 2 000, qui doivent obtenir cette semaine un feu vert définitif du ministère de la Défense.

"Le renforcement de la présence juive (en Cisjordanie) est essentiel dans la vision sioniste", a déclaré M. Elkin, membre du parti de droite Nouvel Espoir.

Ces nouveaux logements doivent être construits dans sept colonies juives, notamment 729 à Ariel (nord de la Cisjordanie), 346 à Beit-El (près de Ramallah) et 102 à Elkana (nord-ouest de la Cisjordanie), selon le communiqué.

Réagissant à l'annonce, le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh a affirmé que la communauté internationale "doit faire payer à Israël le prix de ses agressions contre notre peuple, particulièrement après cette vague de construction dans les colonies". Pour sa part, la Jordanie a dénoncé "une violation du droit international", d'après un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Vendredi, le porte-parole du département d'État américain, Ned Price, a déclaré que les États-Unis étaient “préoccupés” par les projets de logement. Il a appelé Israël et les Palestiniens à “s'abstenir de mesures unilatérales qui exacerbent les tensions et sapent les efforts visant à faire avancer une solution négociée à deux États” au conflit.

La colonisation par Israël de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est annexée, illégale au regard du droit international, s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967.

Les Palestiniens réclament la Cisjordanie, ainsi que la bande de Gaza et Jérusalem-Est pour leur futur État. Ils considèrent les colonies, qui abritent quelque 700 000 colons, comme le principal obstacle à la paix.

Israël considère la Cisjordanie comme le cœur biblique et historique du peuple juif.

La colonisation s'est accélérée ces dernières années sous l'impulsion de l'ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Son successeur Naftali Bennett est depuis mi-juin à la tête d'une coalition hétéroclite allant de la droite radicale à des partis de gauche.

Cette annonce intervient deux jours après qu’Israel ait émis un ordre désignant six groupes palestiniens de défense des droits humains comme “organisations terroristes”. Une désignation condamnée par l’Autorité palestinienne, ainsi que par l’ONU.

(Avec agences)


La dépouille d'un soldat saoudien mort dans une prison irakienne enfin rapatriée

Cette guerre de 42 jours a surtout fait des victimes dans les rangs des troupes irakiennes. On estime à 35 000 le nombre de morts parmi ces troupes. (Photo Getty)
Cette guerre de 42 jours a surtout fait des victimes dans les rangs des troupes irakiennes. On estime à 35 000 le nombre de morts parmi ces troupes. (Photo Getty)
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  • Les circonstances précises qui ont conduit à la détention du capitaine Al-Qarni restent inconnues
  • Il était détenu dans une prison irakienne où il serait décédé dans les dix années qui ont suivi, sans plus de précisions

LA MECQUE : Cette semaine, le capitaine Abdallah Al-Qarn a été rapatrié en Arabie saoudite, après 30 ans d’absence. Capturé par les forces irakiennes durant l'opération « Desert Storm » (Tempête du désert), il est décédé dans une prison irakienne.

Le 21 octobre, sa dépouille est arrivée à l'aéroport du roi Abdelaziz avant d'être transportée à La Mecque pour les prières funéraires. Elle a été inhumée au cimetière des martyrs de la ville.

C'est le 2 août 1990 que les événements qui ont conduit à sa mort ont commencé. Ce jour-là, les forces irakiennes envahissent le Koweït et s’emparent de sa capitale en quelques heures. Cette attaque inattendue a été le point de départ d'une occupation qui va durer 7 mois. En réponse, plus de 40 pays de l'Alliance, dirigés par les États-Unis, mobilisent troupes, chars, artillerie, navires et avions et les rassemblent dans la Province orientale et à Riyad, la capitale de l'Arabie saoudite. Ils lancent conjointement l'opération Tempête du désert, dont l'objectif est de chasser les envahisseurs du Koweit.

Le 17 janvier 1991 est une autre date importante. Les alliés rassemblent plus de 600 000 soldats des armées de terre et de l’air ainsi que des forces navales et procèdent à des raids aériens et navals. Une semaine plus tard, une offensive terrestre est lancée. Le capitaine Al-Qarni est parmi les soldats engagés dans cette opération.

Cette guerre de 42 jours a surtout fait des victimes dans les rangs des troupes irakiennes. On estime à 35 000 le nombre de morts parmi ces troupes. Des dizaines de soldats alliés ont également péri. Du côté des forces saoudiennes, 18 soldats ont été tués et 32 autres ont été blessés. 11 prisonniers de guerre saoudiens ont été ramenés sains et saufs au Royaume.

Les circonstances précises qui ont conduit à la détention du capitaine Al-Qarni restent inconnues. Mais une chose est sûre : il était détenu dans une prison irakienne où il serait décédé dans les dix années qui ont suivi, sans plus de précisions. Les autorités saoudiennes se sont employées pendant des années à remettre sa dépouille à sa famille. Ces efforts ont été couronnés de succès cette semaine.

« Il est mort noblement et a défendu sa nation jusqu'au dernier jour de sa vie ». C'est ce qu'ont confié à Arab News le frère du martyr, Saleem Al-Qarni, vétéran de la marine saoudienne à la retraite, et son cousin, Saleh Salman Al-Qarni.

Ils racontent qu'avant d'aller à la guerre, il avait fait ses adieux à ses 3 filles et à sa femme. Il a quitté leur village natal d'Ash-e Shaaf, situé dans la province d'Asir et a rejoint Riyad où il a suivi une formation militaire.

 

« En 1990, quelques mois avant la guerre du Golfe, on a choisi mon frère pour s'entraîner avec d'autres à Al-Muzahimiyah (à l'ouest de Riyad) », raconte Saleem. « Un mois plus tard, le Koweït a été brutalement attaqué et mon frère a reçu l'ordre de s'y rendre pour effectuer des opérations militaires avec les autres soldats engagés dans cette mission».

 

Selon lui, son frère s'est engagé dans les combats sans hésiter, mais il a été capturé et emmené en Irak au bout de 5 jours. Sa famille a été prévenue et le gouvernement saoudien a continué à suivre la condition des détenus. « En 2002, lorsque les forces dirigées par les États-Unis ont envahi l’Irak, on savait que mon frère était détenu dans le pays », affirme Saleem.

 

Après la mort de l'ancien président irakien Saddam Hussein et la chute de son régime, on n'a trouvé aucune trace d'Al-Qarni ou de ses compagnons dans les prisons. Sa dépouille a été identifiée par la suite et la famille s'est lancée dans une nouvelle bataille pour la récupérer sans jamais baisser les bras et a poursuivi sa quête avec le concours du gouvernement saoudien.

 

« Le gouvernement a suivi de près les démarches entreprises, ce qui a permis d'identifier sa dépouille et de la rapatrier en Arabie saoudite », affirme M. Saleem.

 

« Mon frère a sacrifié sa vie pour défendre courageusement notre pays. Dieu lui a accordé l'honneur de mourir en martyr pendant qu'il défendait la région avec ses compagnons. Eux aussi étaient conscients des sacrifices qu'ils consentaient. Ils sont restés loyaux, intrépides et ont défendu leur pays jusqu'au dernier souffle ».

 

En 2004, la famille obtient un certificat de décès ; l'année suivante, Saleem épouse la veuve de son frère pour prendre soin d'elle et de ses 3 nièces. En effet, Abdallah était parti à la guerre un jour seulement après la naissance de sa 3e  fille. Saleem a eu 2 autres filles avec la veuve de son frère ; ils sont restés ensemble jusqu'à la mort de celle-ci en 2019.

 

Saleem évoque les souffrances endurées par ses parents à la suite de la disparition de son frère : « On ignorait où il se trouvait avant que sa mort ne soit confirmée, mais ils ont gardé l'espoir de le revoir ». Son père est mort en 2000 et sa mère en 2015.

 

Pour Saleh, la mort de son cousin en défendant son pays est une véritable source de fierté, de dignité et d'honneur. Son cousin était un homme croyant et dévoué à sa patrie et à son roi ; il a accompli son devoir sans hésiter pour défendre son pays et la région, affirme-t-il.

« Nous faisons nos adieux à son corps et à son âme et accueillons fièrement sa dépouille », déclare Saleh. « Des émotions contradictoires nous animent: douleur, deuil et fierté. Ce qui nous console, c'est qu'il a accompli son devoir. Nous avons perdu cette âme pure et ce bel esprit dans les ténèbres des prisons irakiennes ».

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com.


L'Arabie saoudite veut devenir le premier producteur mondial d'hydrogène

Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdulaziz bin Salman Al-Saud lors du Youth Green Summit à Riyad, qui fait partie de la Saudi Green Initiative. (Capture d'écran)
Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdulaziz bin Salman Al-Saud lors du Youth Green Summit à Riyad, qui fait partie de la Saudi Green Initiative. (Capture d'écran)
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  • Rappelant les chiffres évoqués hier lors du panel, le ministre a déclaré que le Royaume visait à produire 4 millions de tonnes d'hydrogène d'ici 2030
  • Le prince Abdulaziz a expliqué que l'hydrogène est produit grâce aux énergies renouvelables et à l'eau

RIYAD : Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdulaziz bin Salman Al-Saud, a déclaré que le Royaume avait l'intention de devenir le plus grand producteur d'hydrogène au monde.

Cette annonce a été faite dimanche lors du Youth Green Summit à Riyad, qui fait partie de la Saudi Green Initiative.

Le ministre a déclaré que le Royaume était «le meilleur et le plus grand» exportateur de pétrole et qu'il progressait vers les productions chimiques.

« Nous avons orienté nos analystes sur les produits chimiques… Nous utiliserons notre gaz pour nous permettre de créer des produits chimiques et transformer notre pays en un grand centre de services », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que le Royaume produit l'énergie renouvelable la moins chère en matière d'énergie solaire et éolienne.

Rappelant les chiffres évoqués hier lors du panel, le ministre a déclaré que le Royaume visait à produire 4 millions de tonnes d'hydrogène d'ici 2030.

Le prince Abdulaziz a expliqué que l'hydrogène est produit grâce aux énergies renouvelables et à l'eau.

« Avec nos antécédents en matière d'énergie renouvelable, nous avons créé notre propre technologie de production d'eau à l'électricité au lieu de gaz », a-t-il déclaré.

«Nous avons une base gazière appelée Jafura qui sera dédiée à la production d'hydrogène bleu», a ajouté le prince Abdulaziz.

Le ministre de l'Énergie a déclaré que le Royaume approchait d'autres pays tels que le Japon et ceux de l'UE «pour nous faire part de leurs futures demandes en hydrogène, car nous aimerions être le plus grand fournisseur d'hydrogène», a-t-il déclaré.

«L'Arabie saoudite est déterminée à être le moteur du monde entier», a-t-il ajouté.