Nucléaire: l'Iran fustige un rapport «contre-productif» de l'AIEA

Les pourparlers visant à sauver l'accord conclu en 2015 avec les grandes puissances doivent reprendre samedi à Vienne, après une pause de quelques jours, selon des sources diplomatiques. (Photo, AFP)
Les pourparlers visant à sauver l'accord conclu en 2015 avec les grandes puissances doivent reprendre samedi à Vienne, après une pause de quelques jours, selon des sources diplomatiques. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 11 juin 2021

Nucléaire: l'Iran fustige un rapport «contre-productif» de l'AIEA

  • Des réunions techniques entre l'AIEA et Téhéran ont débuté en avril dans le but de clarifier la présence de matières nucléaires en plusieurs endroits
  • La République islamique s'est affranchie progressivement depuis 2019 de ses obligations nucléaires, en riposte aux sanctions US rétablies par Trump

VIENNE : L'Iran a blâmé jeudi "l'approche contre-productive" de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), après la publication d'un rapport notant des inquiétudes quant à la présence d'activité nucléaire dans plusieurs sites non déclarés.

Ce document n'est "pas crédible" et "profondément décevant", a déclaré l'ambassadeur iranien auprès de l'AIEA Kazem Gharib Abadi, à l'occasion du Conseil des gouverneurs réuni cette semaine à Vienne.

Sa diffusion est intervenue au moment où les grandes puissances sont réunies dans la capitale autrichienne pour ressusciter l'accord international de 2015, destiné à empêcher la République islamique de se doter de la bombe atomique.

Des réunions techniques entre l'AIEA et Téhéran ont débuté en avril dans le but de clarifier la présence de matières nucléaires en plusieurs endroits, "clairement" établie par les inspections. L'activité remonte dans la plupart des cas au début des années 2000.

"Les attentes n'ont pas été satisfaites. (...) Il n'y a aucun progrès concret", avait déploré lundi le directeur général de l'instance onusienne Rafael Grossi, dans la lignée du rapport qui avait déploré le manque de résultats.

"Il s'agit d'une répétition du précédent rapport, qui ne reflète pas les derniers développements et avancées entre les deux parties, en particulier au cours des deux derniers mois", a estimé M. Gharib Abadi. 

"Cela montre l'approche biaisée de l'AIEA dans ses interactions avec l'Iran, dont elle ignore le niveau de coopération", a-t-il ajouté, questionnant sa "crédibilité".

Une telle démarche "pourrait devenir un obstacle" dans les futurs échanges, a prévenu l'ambassadeur.

Outre la question de ces sites non déclarés, M. Grossi s'était alarmé en début de semaine de la restriction des inspections nucléaires.

Il avait jugé "de plus en plus difficile" d'envisager une nouvelle prolongation de l'arrangement temporaire avec l'Iran, qui court jusqu'au 24 juin.

"En limitant l'accès à l'AIEA, l'Iran complique la tâche de la communauté internationale qui doit s'assurer que ses activités demeurent exclusivement pacifiques", ont réagi les pays de l'E3 (France, Allemagne, Royaume-Uni), dans une déclaration commune au Conseil des gouverneurs.

Les Etats-Unis ont également appelé l'Iran à "pleinement coopérer".

Les pourparlers visant à sauver l'accord conclu en 2015 à Vienne avec les grandes puissances (Etats-Unis, Chine, Russie, Allemagne, France, Royaume-Uni) doivent reprendre samedi à Vienne, après une pause de quelques jours, selon des sources diplomatiques.

La République islamique s'est affranchie progressivement depuis 2019 de ses obligations nucléaires, en riposte au rétablissement par le président américain de l'époque, Donald Trump, de sanctions qui étouffent l'économie iranienne.

Elle a promis de revenir dans les clous dès que ces mesures punitives seraient levées.


Le premier ministre libanais dit qu'il ne laissera pas son pays être entrainé dans un nouveau conflit

Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
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  • Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé que le Liban ne serait pas entraîné dans un nouveau conflit, après des déclarations du Hezbollah liées à une éventuelle attaque américaine contre l’Iran
  • Il a souligné le contrôle de l’État sur le sud du Liban et appelé au soutien arabe pour renforcer l’armée libanaise, en amont d’une conférence internationale prévue le 5 mars à Paris

DUBAI: Le premier ministre libanais a affirmé mardi qu'il "ne permettra(it)" pas que son pays soit entrainé dans un nouveau conflit, après que le Hezbollah a dit qu'il se sentirait visé par toute éventuelle attaque américaine contre l'Iran.

"Nous ne permettrons jamais à quiconque d'entrainer le pays dans une nouvelle aventure", a dit Nawaf Salam lors d'une conférence à Dubai, en réponse à une question sur les déclarations récentes du chef du Hezbollah pro-iranien.

La guerre menée par le Hezbollah contre Israël en soutien au Hamas a couté "très cher" au Liban et "personne n'est prêt à exposer le pays à des aventures de ce genre", a-t-il ajouté.

Le chef du groupe islamiste, Naïm Qassem, a dit la semaine dernière que sa formation se sentirait "visé" par une éventuelle attaque américaine contre l'Iran, et "choisira(it) en temps voulu comment agir".

Ce mouvement chiite est sorti affaibli d'un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024. Il n'est pas intervenu pendant la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël en juin 2025.

Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre ses bastions et ses militants, l'accusant de tenter de se réarmer.

M.Salam a affirmé que son gouvernement avait "aujourd'hui un contrôle opérationnel du sud du pays", où l'armée avait annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 km de la frontière avec Israël.

Il a appelé les pays arabes à le soutenir, à l'occasion de la conférence internationale prévue le 5 mars à Paris et destinée à lever des fonds pour l'armée libanaise, confrontée à un manque de moyens financiers et d'équipements face au Hezbollah, qu'elle cherche à désarmer sur l'ensemble du pays.

"J'espère que tous nos frères arabes y participeront activement, car c'est la clé de la sécurité", a-t-il déclaré.


Rafah: douze personnes entrées en Egypte de Gaza au premier jour de la réouverture du passage

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
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  • "Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun
  • Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés"

RAFAH: Douze personnes, des blessés et leurs accompagnants, sont entrées en Egypte de la bande de Gaza, au premier jour lundi de la réouverture très limitée du passage de Rafah, a déclaré mardi à l'AFP une source à la frontière.

"Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun, selon trois sources officielles à la frontière égyptienne.

Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés."

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens.

Quelque "20.000 patients, dont 4.500 enfants" ont "un besoin urgent de soins", selon Mohammed Abou Salmiya, directeur du principal hôpital du territoire palestinien, Al-Chifa.

Le nombre de personnes ayant pu rentrer dans la bande de Gaza n'a pas été communiqué officiellement.

Lundi, des bus blancs, qui avaient acheminé plus tôt dans la journée des Palestiniens d'Egypte vers le territoire palestinien ont retraversé le poste-frontière à vide, selon des images de l'AFP.

Fermé depuis mai 2024 par l'armée israélienne, le passage de Rafah a rouvert lundi au compte-gouttes dans les deux sens, avec d'importantes restrictions imposées par Israël, mais sans ouverture à l'entrée d'aide humanitaire internationale.

Ce seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur sans passer par Israël a été rouvert au surlendemain de frappes israéliennes sur le territoire palestinien qui ont fait des dizaines de morts, selon la Défense civile dans la bande de Gaza, l'armée affirmant avoir riposté à la sortie de combattants palestiniens d'un tunnel dans la zone qu'elle contrôle à Rafah.

La réouverture de Rafah constitue une "fenêtre d'espoir" pour les habitants de Gaza, a estimé lundi Ali Shaath, chef du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) chargé de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

La réouverture de la frontière devrait aussi permettre l'entrée à Gaza, à une date encore inconnue, des 15 membres qui constituent le NCAG.

 

 


Le prince héritier saoudien reçoit le président turc à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
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Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une séance de pourparlers au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah, à Riyad.

Une cérémonie officielle d’accueil a été organisée en l’honneur du président Erdogan, à l’issue de laquelle les deux dirigeants ont tenu une séance de discussions.

Le président turc est arrivé plus tôt dans la journée en Arabie saoudite pour une visite officielle.

Il a été accueilli à l’aéroport international King Khalid par le vice-gouverneur de la région de Riyad, le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, ainsi que par plusieurs hauts responsables saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com