Biden a redoré l'image des Etats-Unis à l'étranger selon un sondage

75% des sondés  estiment que Biden va faire «les bons choix dans les affaires du monde», un bond par rapport à Donald Trump (17%) l'année dernière. (Photo, AFP)
75% des sondés estiment que Biden va faire «les bons choix dans les affaires du monde», un bond par rapport à Donald Trump (17%) l'année dernière. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 11 juin 2021

Biden a redoré l'image des Etats-Unis à l'étranger selon un sondage

  • Selon Pew, dont l'enquête couvre le Canada ainsi que 15 pays d'Europe, d'Asie et du Pacifique, 62% des personnes interrogées ont une «image favorable» des Etats-Unis en 2021
  • 77% trouvent Biden «qualifié» pour être président, contre 16% à son prédécesseur

WASHINGTON : L'élection du président démocrate Joe Biden a redoré le blason des Etats-Unis, écorné à l'étranger par Donald Trump, mais l'image de la démocratie américaine s'est détériorée, selon un sondage publié jeudi.

Alors que le président américain débute jeudi une tournée européenne (G7-Otan-UE) destinée à renforcer les liens transatlantiques, l'enquête du centre de recherches américain Pew montre que les Etats-Unis ont renoué avec une image positive dans certaines parties du monde.

Selon Pew, dont l'enquête couvre le Canada ainsi que 15 pays d'Europe, d'Asie et du Pacifique, 62% des personnes interrogées ont une "image favorable" des Etats-Unis en 2021, contre seulement 34% à la fin du mandat du milliardaire républicain qui prônait une politique isolationniste.

Les trois quarts des sondés (75%) estiment que M. Biden va faire "les bons choix dans les affaires du monde", un bond par rapport à Donald Trump (17%) l'année dernière.

De plus, 77% trouvent M. Biden "qualifié" pour être président, contre 16% à son prédécesseur.

Chantre du multilatéralisme, le président démocrate est notamment salué pour avoir rejoint l'Organisation mondiale de la santé (89% d'approbation) et l'Accord de Paris sur le climat (85%). 

Malgré cela, la majorité des sondés estiment que les Etats-Unis donnent la priorité à leurs intérêts par rapport à ceux de leurs alliés en politique étrangère (67%).

Ce sentiment est majoritaire même chez les proches alliés de Washington, depuis que Pew a introduit cette question en 2002, souligne le centre de recherches.

Deux tiers des sondés (67%) considèrent les Etats-Unis comme un "partenaire assez ou très fiable", selon Pew.

Concernant l'avenir des relations entre Washington et ses alliés, 57% estiment qu'elles vont rester "les mêmes" et 39% pensent qu'elles vont s'améliorer.

Enfin, l'image de la démocratie américaine s'est détériorée après le mandat de Donald Trump, puis l'élection de Joe Biden contestée par les républicains et l'assaut contre le Capitole le 6 janvier. 

Une majorité des sondés (57%) estiment qu'elle n'a pas été un bon exemple à suivre ces dernières années, contre seulement 17% qui la considèrent comme un modèle de gouvernement.

Et dans près de la moitié des pays interrogés, les moins de 30 ans sont plus enclins à penser que les Etats-Unis n'ont "jamais" été un bon modèle pour les autres pays.

Le sondage Pew a été réalisé entre mars et mai auprès de 16 254 personnes dans 12 à 16 pays selon les questions (Canada, Belgique, France, Allemagne, Grèce, Italie, Pays-Bas, Espagne, Suède, Royaume-Uni, Australie, Japon, Nouvelle-Zélande, Singapour, Corée du Sud et Taïwan).


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.