Tunisie: enquêtes ouvertes après des exactions policières présumées

En Tunisie, plus de dix ans après la fin du régime policier de Zine el Abidine Ben Ali, les forces de sécurité ne jouissent plus d'un pouvoir discrétionnaire, mais n'ont été que peu réformées depuis. (Photo, AFP)
En Tunisie, plus de dix ans après la fin du régime policier de Zine el Abidine Ben Ali, les forces de sécurité ne jouissent plus d'un pouvoir discrétionnaire, mais n'ont été que peu réformées depuis. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 11 juin 2021

Tunisie: enquêtes ouvertes après des exactions policières présumées

  • Des troubles ont éclaté au cours des deux dernières nuits à Sidi Hassine, dans la banlieue de Tunis, en réaction au décès d'un jeune du quartier, peu après son interpellation mardi
  • Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Khaled Hayouni a démenti qu'il soit mort de mauvais traitements durant son arrestation

TUNIS : Des enquêtes ont été ouvertes en Tunisie après la mort d'un jeune homme sortant d'un commissariat et la diffusion d'une vidéo montrant un mineur nu frappé par la police dans le même quartier populaire de Tunis, relançant le débat sur les exactions policières.

Des troubles ont éclaté au cours des deux dernières nuits à Sidi Hassine, dans la banlieue de Tunis, en réaction au décès d'un jeune du quartier, peu après son interpellation mardi.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Khaled Hayouni a démenti qu'il soit mort de mauvais traitements durant son arrestation. Selon les policiers, le jeune homme s'était enfui du commissariat et a été retrouvé blessé dans un hôpital de Tunis, a-t-il indiqué.

D'après les médias, une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de son décès.

Jeudi, de nombreux internautes tunisiens partageaient aussi leur indignation face à une vidéo devenue virale montrant un autre jeune, entièrement nu, frappé à terre puis escorté par ce qui semble être des policiers en civil le long d'une rue passante avant d'être poussé dans une voiture de police.

Il avait été arrêté mercredi au cours des funérailles du premier jeune homme, qui ont été suivies d'affrontements avec la police.

Le ministère affirmé que le mineur, ivre, s'est déshabillé par provocation devant les policiers, lesquels l'ont arrêté pour "atteintes aux bonnes moeurs" et attentat à la pudeur. Une deuxième enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités de ces "abus liés à cette intervention", poursuit le ministère dans son communiqué.

En Tunisie, plus de dix ans après la fin du régime policier de Zine el Abidine Ben Ali, les forces de sécurité ne jouissent plus d'un pouvoir discrétionnaire, mais n'ont été que peu réformées depuis. Leurs abus sont rarement l'objet de poursuites judiciaires.

La Commission suprême des droits de l'Homme, instance constitutionnelle indépendante, a averti jeudi que de telles exactions risquaient de miner "la confiance dans l'Etat et ses institutions".

Le Parlement a également réagi dans un communiqué, appelant les autorités à assurer "une protection physique et juridique" au jeune mineur dont l'interpellation a été filmée, et de mener une enquête sérieuse sur ces faits "odieux".

"L'enquête devrait être d'autant plus prompte que la vidéo permet d'identifier les agresseurs et d'affirmer qu'il s'agit bien de mauvais traitements dénués de toute justification", a souligné l'antenne tunisienne de l'Organisation mondiale contre la Torture.


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.