Iran: Raïssi s’offre un rassemblement électoral malgré le virus

Les cas confirmés de Covid-19 en Iran ont dépassé jeudi la barre des 3 millions. Mais malgré le danger, aucun signe de distanciation sociale ne pouvait être constaté sur le terrain. (Photo, AFP)
Les cas confirmés de Covid-19 en Iran ont dépassé jeudi la barre des 3 millions. Mais malgré le danger, aucun signe de distanciation sociale ne pouvait être constaté sur le terrain. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 11 juin 2021

Iran: Raïssi s’offre un rassemblement électoral malgré le virus

  • Il s'est adressé à quelque 5 000 partisans rassemblés dans le vaste stade de football de la ville d'Ahvaz
  • Le président iranien Hassan Rouhani a ordonné au ministère de l'Intérieur d’agir «de manière décisive et sérieuse» avec «ces candidats» qui ont violé les mesures sanitaires

TÉHÉRAN : Le principal candidat à la présidentielle iranienne a organisé un vaste rassemblement dans le sud-est du pays qui a attiré des milliers de partisans, un premier événement électoral controversé au milieu de la pandémie du coronavirus qui fait rage et empêche de mener des campagnes traditionnelles.

Les cas confirmés de Covid-19 en Iran ont dépassé jeudi la barre des 3 millions.

Mercredi soir, Ebrahim Raïssi, chef du système judiciaire, a visité Khuzestân, une province riche en pétrole au sud-ouest pays. Il s'est adressé à quelque 5 000 partisans rassemblés dans le grand stade de football de la ville d'Ahvaz.

Malgré le nombre croissant d’infections et des températures caniculaires de 45 °C, une foule surexcitée a envahi les gradins afin d’écouter le discours de Raïssi.

Bien que des responsables affirment que l'événement se soit déroulé dans le «plein respect» des mesures sanitaires, aucun signe de distanciation sociale ne pouvait être constaté sur le terrain. Certains partisans portaient un masque, d'autres non.

Les accusations de menace à la santé publique ont inondé les médias sociaux et éclaboussé les plus hauts leaders du gouvernement. La réaction a forcé Raïssi à annuler sa prochaine tournée dans la province méridionale de Fars, selon l'agence de presse semi-officielle Tasnim.

Le président iranien Hassan Rouhani a adressé un avertissement sévère à Raïssi. Il a ordonné au ministère de l'Intérieur de sévir «de manière décisive et sérieuse» avec «ces candidats» qui ont violé les directives du ministère de la Santé relatives aux rassemblements, a déclaré la télévision officielle.

L’homme qui, selon les analystes, serait le favori de cette course présidentielle, est monté sur scène juste avant minuit, au son d’une musique pop farsi entraînante. «Raïssi, Raïssi, nous vous appuyons !», scandait la foule en agitant des pancartes.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.